Coupe du monde de rugby: «Déjà en 2011 c'était un peu chaud avec ma femme», raconte Chalmers

RUGBY Le troisième ligne néo-zélandais de l'UBB, marié à une Française, a annoncé avoir lancé les paris avec madame avant le quart de finale de samedi soir...

Propos recueillis par Marc Nouaux

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Hugh Chalmers, le troisième ligne néo-zélandais de l'UBB, lors d'un match contre La Rochelle, en mars 2015.
Hugh Chalmers, le troisième ligne néo-zélandais de l'UBB, lors d'un match contre La Rochelle, en mars 2015. — N. Tucat / AFP

Samedi, le quart de finale entre la France et la Nouvelle-Zélande prendra une résonnance particulière chez les Chalmers. A Langoiran, dans le sud-Gironde, Hugh, troisième ligne de l’UBB, supportera les Blacks tandis que sa femme, Audrey, sera à fond derrière la France. Avec des paris en jeu pour le perdant du couple.

Où regarderez-vous le match samedi?

Chez moi, avec ma femme. Ca commence à chambrer depuis un moment. En 2011 c’était un peu chaud déjà [pour la finale gagnée 8-7 par les Blacks]. On fait les paris, selon qui gagne, l’autre doit préparer des trucs, genre petit dej’ au lit, des choses comme ça, c’est plutôt marrant. Il faut que l’on discute, que ce soit carré. On a aussi parlé de cuisiner le soir aussi. Je vais finir par être un esclave si on perd ou l’inverse si on gagne [sourires]. J’espère passer un bon dimanche…

Vous êtes plutôt serein vu les performances de l’équipe de France…

Jamais serein quand on joue contre les Français. C’est marrant, on parle souvent de 2007 et 2011 par contre il y a deux ans, on a joué à Paris on a gagné par 7 points dans les dix dernières minutes [26-19 lors d’un test-match de novembre], ce n’est pas que pendant les Coupes du monde que la France nous casse les couilles [sourires].

Tout le monde dit que les Bleus vont se faire laminer…

Je pense que c’est la munition sur laquelle l’équipe de France va se nourrir. Ca va les surmotiver et ils vont se battre comme des chiens contre les All Blacks.

Votre manageur, Raphaël Ibanez, évoquait l’idée de jouer sur l’émotion comme en 2007?

Je ne veux pas non plus être xénophobe mais c’est très latin. Il y a ce côté latin en France, comme chez les Italiens aussi, on s’appuie beaucoup là-dessus, sur ce côté émotionnel qui permet de faire des choses extraordinaires. Et Raphaël connaît bien 1999 et 2007 [il a battu deux fois les Blacks].

En France, on dit que ce serait un miracle de battre les Blacks…

Je ne pense pas un miracle, on a d’ailleurs vu que l’Australie a battu les All Blacks dans le 4 Nations, on reconnaît qu’ils sont battables. Ce qui m’inquiète chez les Français, c’est qu’ils sortent des matchs incroyables et peuvent battre les All Blacks mais derrières, ils ne font pas le boulot. J’espère que s’ils gagnent, ils vont aller jusqu’au bout.

En cas de défaite, ce serait une catastrophe pour la Nouvelle-Zelande?

Oui, chez nous il y a beaucoup de pression. Je pense que ce sera sûrement triste plus que catastrophique. Triste de voir des joueurs comme Mc Caw ou Carter, finir sur un quart de finale. J’ai lu la presse en Nouvelle-Zelande et on accepte qu’il y ait beaucoup de pression et de peur. Dans les autres Coupes du monde, on s’est un peu fait avoir avec ce statut de favori, donc on fait gaffe maintenant.

Un petit pronostic?

Ca va être soit la France gagne par moins de cinq points, soit les All Blacks vont faire gonfler le score dans les 15 dernières minutes et gagner de plus de 15 points.