Girondins: Dropsy, «un épicurien», «un mec reservé qui faisait des blagues», «un bon vivant»

FOOTBALL Mercredi, Dominique Dropsy, figure des Girondins, s’est éteint à 63 ans des suites d’une longue maladie…

Marc Nouaux

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Blanquefort, 26 mars 2012. Dominique Dropsy, ancien entraineur des gardiens des Girondins, posait avec sa femme Suzon, en plein combat contre sa leucémie. - Photo : Sebastien Ortola
Blanquefort, 26 mars 2012. Dominique Dropsy, ancien entraineur des gardiens des Girondins, posait avec sa femme Suzon, en plein combat contre sa leucémie. - Photo : Sebastien Ortola — S. ORTOLA / 20 MINUTES

La triste nouvelle est tombée ce mercredi matin en Gironde. Dominique Dropsy, 63 ans, s’est éteint. L’ancien gardien de but international (17 sélections) des Girondins (1984-1990) avec qui il a été deux fois champion de France, puis entraîneur des gardiens (1990-2011) n’a pas pu vaincre sa leucémie. Elle s’était déclenchée en mars 2011 alors qu’il était encore le coach de Cédric Carrasso, Kévin Olimpa et Ulrich Ramé. Alors qu’il s’estimait guéri un an après, il a finalement lutté pendant quatre ans et demi, jusqu’à s’éteindre cet automne.

« Je l’ai eu il y a moins d’un mois et il pensait qu’il allait s’en sortir car il avait eu de bons résultats », raconte Gernot Rohr, son ami et ancien partenaire de chambre lors des mises au vert. « On devait se voir sur le Bassin pour manger des fruits de mer lorsqu’il serait complètement rétabli. Je suis effondré. » Avec Dropsy, Rohr a joué plus de 150 matchs sous le maillot des Girondins. L’Allemand a d’ailleurs intégré l’ancien gardien de but dans son staff lorsqu’il était entraîneur du club au début des années 1990.

« Bon vivant »

« On était amis, on a arrêté la même année… Son dernier match en tant qu’entraîneur des gardiens, j’étais en face. C’était un match amical des Girondins contre le Gabon en mars 2011. Il m’avait dit qu’il était un peu fatigué et une semaine après, il apprenait qu’il était touché par cette maladie. »

Tout au long de la journée, les hommages ont plu sur les réseaux sociaux et à travers les médias pour saluer la mémoire d’un très grand gardien de but, qui a laissé l’image d’un « bon vivant », comme l’ont qualifié majoritairement tous ceux qui se sont exprimés. Eric Barrère, journaliste à BeIn Sports, l’a longtemps cotoyé en Gironde et se souvient.

« Un mec assez réservé qui faisait toujours des blagues »

« C’était un mec assez réservé mais qui faisait toujours des blagues, même pendant qu’il échauffait ses gardiens de but. Le type était attachant, ne se mettait jamais en avant, toujours poli et il disait tout le temps bonjour même quand le club traversait une mauvaise passe. »

« C’était un épicurien qui aimait la gastronomie, insiste Gernot Rohr. Ce qu’il adorait, c’était fumer un bon cigare après les grandes victoires. » « L’image que nous garderons de lui est celle d’un homme toujours souriant, un ami chaleureux », a rendu hommage le président, Jean-Louis Triaud, sur le site officiel du club.

Les supporteurs des plus vieux aux plus jeunes, même ceux qui ne l’ont jamais vu œuvrer en tant que coach, sont tristes en ce mercredi. Les Girondins ont perdu une de leurs figures et avec ce drame, c’est la dimension familiale du grand club de la région que l’on ressent à travers tous les témoignages ce mercredi.