Girondins: La section féminine veut « représenter une image et être irréprochable »

FOOTBALL Les filles de Blanquefort, qui ont fusionné cet été avec les Girondins, apprennent à assumer leur nouveau statut de joueuses des Girondins…

Marc Nouaux

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Les Girondines à l'entraînement au Taillan, le 6 octobre 2015.
Les Girondines à l'entraînement au Taillan, le 6 octobre 2015. — M. Nouaux / 20 Minutes

Vivre avec un nouveau maillot et un nouveau nom. C’est ce que les féminines de Blanquefort essaient de faire depuis que leur section a fusionné avec les Girondins. Depuis la rentrée, les joueuses de l’équipe de D2 (5e avec 2 victoires, 1 nul et 1 défaite), au statut amateur, s’entraînent avec les tenues officielles des Girondins ou au moins avec des tenues de l’équipementier officiel du club et disputent leurs matchs avec le maillot au scapulaire.

« C’est bizarre car je pensais jouer pour toujours avec Blanquefort », sourit Margaux Montégut, une « historique » du club. « Ça change car on a un nom qui est reconnu dans la France entière voire dans le monde, reconnaît de son côté la jeune capitaine, Sarah Cambot (22 ans). Forcément, on a une image à représenter, il faut se mettre des limites, se tenir, être irréprochable. Les Girondins ne nous ont pas du tout briefées à ce sujet mais on se met nous-mêmes cette rigueur, inconsciemment. »

« Plus d’ajouts sur Facebook »

L’objectif annoncé en début de saison n’a rien d’insurmontable. Le but est de maintenir le club en D2, avec un collectif qui a terminé 3e et 5e les saisons précédentes. « Quand on porte le maillot des Girondins, on est obligé de viser le haut du tableau, estime le coach, Théodore Genoux. Ça me donne encore plus envie de bien faire. On peut se servir de ça en tant que levier pour motiver les joueuses mais ce serait dangereux de ne s’appuyer que là-dessus. Et pour l’instant, elles se motivent bien elles-mêmes, je n’ai rien à leur reprocher. »

Au contraire, avec leurs bons résultats, les Girondines surfent sur cette nouvelle dynamique. On parle plus d’elles et elles sont davantage reconnues. « Il y a plus d’engouement autour de nous, davantage de monde au stade, on parle plus sur les réseaux, on sent que l’on est plus suivi », apprécie Margaux Montégut. « J’ai beaucoup de demandes d’ajout sur Facebook de gens que je ne connais pas et que je ne peux pas accepter, révèle Sarah Cambot. Les gens ont vu ma tête à la télé ou en photo donc on me reconnaît et on m’envoie plein de messages positifs. »

« Surtout pas prendre la grosse tête »

Vivre avec cette nouvelle notoriété fait changer le club de dimension mais la capitaine se veut la garante d’un état d’esprit : « Surtout pas prendre la grosse tête. A la base, on est toutes venues jouer pour les couleurs vertes et malgré les bons résultats que l’on a eu, on ne s’est jamais vu trop belles. On a les pieds sur terre. »

D’ici quelques mois, le club girondin choisira peut-être d’investir davantage afin de faire évoluer son équipe pour changer de dimension. D’ici-là, les filles ne veulent pas trop y penser. « On ne fait pas attention à ça, relativise Montégut. Cette saison, je suis là, je joue et si ça change l’an prochain, on verra. » « A force d’en entendre parler, on va commencer par y penser, admet Cambot. S’ils recrutent des filles meilleures, il faudra se battre mais on ne va pas se laisser prendre nos places facilement. » Les candidates sont prévenues.