Aquitaine: Pour Virginie Calmels, le projet de LGV vers le sud, «c'est de la communication»

TRANSPORTS La tête de liste LR pour les prochaines régionales dénonce le feu vert donné par le gouvernement au projet GPSO, alors qu'il n'est pas financé...

Mickaël Bosredon

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Le viaduc de la Dordogne, plus long viaduc de la LGV Tours-Bordeaux
Le viaduc de la Dordogne, plus long viaduc de la LGV Tours-Bordeaux — Lilian Marolleau

Interrogée par 20 Minutes sur sa campagne électorale pour les prochaines régionales, Virginie Calmels, tête de liste pour Les Républicains, s’est longuement attardé sur le projet GPSO (Grand projet ferroviaire du Sud-Ouest), avant une réunion publique sur le sujet mardi après-midi à Libourne. Le ministre des Transports Alain Vidalies a en effet récemment donné son feu vert au projet de prolongement de la ligne à grande vitesse au départ de Bordeaux vers Toulouse et Dax.

Pour l’adjointe d’Alain Juppé à la mairie de Bordeaux, « GPSO, c’est de la communication. Cela sent la promesse électorale, juste avant les élections régionales. Or, ce projet n’est pas financé, et il y a des problèmes environnementaux qui ne sont pas réglés, donc pour moi il n’existe pas. Par ailleurs, le gouvernement a rayé d’un trait de plume une enquête publique, mais nous serons obligés de tenir compte des remarques qui ont été faites, sinon il y aura un énorme risque juridique, avec de très nombreux recours. »

« Alain Juppé est dans son rôle » quand il soutient la LGV

Sur son positionnement par rapport à l’intérêt même du projet, Virginie Calmels estime qu’elle « n’aime pas les positions extrêmes dans lesquelles on veut enfermer les gens : je ne fais pas partie des opposants au projet GPSO, dans l’absolu je ne suis pas contre la grande vitesse, mais je suis une femme pragmatique. Pour l’instant, il n’y a pas de déclaration d’utilité publique, pas de financement. »

Et quand on lui fait remarquer que même Alain Juppé s’est, lui, prononcé clairement en faveur du GPSO, elle estime qu’il est « dans son rôle en tant que président de la Métropole et maire de Bordeaux, car il ne veut pas que Bordeaux soit le cul-de-sac de la ligne. »

« Moi, poursuit-elle, je suis candidate aux régionales, c’est une autre vision, je n’intègre pas que l’intérêt de Bordeaux mais celui de douze départements. Et mes priorités ce sont les TER et les routes, pas GPSO, qui est un projet gouvernemental. »