Ligue 1: La défaite des Girondins à Lorient gâche encore un peu plus le début de saison

FOOTBALL Avec deux succès en neuf matchs, Bordeaux est à la peine en championnat…

Marc Nouaux

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Henri Saivet, le joueur des Girondins, pris entre les Lorientais Bellugou et Barthelmé lors de Lorient-Bordeaux joué le 4 octobre 2015. AFP PHOTO / FRED TANNEAU
Henri Saivet, le joueur des Girondins, pris entre les Lorientais Bellugou et Barthelmé lors de Lorient-Bordeaux joué le 4 octobre 2015. AFP PHOTO / FRED TANNEAU — AFP

Les Girondins galèrent toujours en Ligue 1. Ce dimanche, à Lorient, ils se sont inclinés (2-3) après avoir mené au score. Avec ce revers, ils ne décollent toujours pas dans un championnat où ils occupent une inconfortable quatorzième place avec seulement deux succès en neuf rencontres. Et ce qui inquiète, c’est la physionomie du match, assez semblable à celle vue à Nice (1-6), dix jours plus tôt.

Malgré l’ouverture du score de Rolan, encore une fois bien servi par Khazri en première période, Bordeaux a craqué défensivement lors du second acte, laissant des espaces aux attaquants bretons. « On fait des erreurs défensives, c’est pareil qu’à Nice, a analysé à chaud Nicolas Pallois, au micro de BeIn Sports. On avait la maîtrise du ballon, on avait fait un bon match… »

« Cela n’a rien à voir avec la Coupe d’Europe »

Trois jours après un bon nul obtenu en Russie, à Kazan (0-0) les Girondins n’ont pas su conserver leur avantage et se sont inclinés contre un adversaire invisible pendant 45 minutes (aucun tir!). Pour autant, aucune volonté de se réfugier derrière l’excuse de la fatigue avec ce quinzième match joué en deux mois, comme le dit Pallois. « Cela n’a rien à voir avec la Coupe d’Europe, c’est nous, il n’y a pas besoin de se cacher derrière ça. »

Cette troisième défaite en neuf matchs, contre un adversaire inférieur sur le papier (comme Reims ou Nice), suscite forcément des interrogations autour de la capacité de l’équipe de Willy Sagnol à exister sur la durée.

Incapacité de réaction

Depuis plusieurs semaines, ses prestations d’ensemble étaient plutôt convaincantes avec de nombreuses occasions de but obtenues par match. Ce dimanche, on a senti plutôt une équipe peu joueuse, se contenter du minimum, à l’image d’un Saivet transparent après avoir été l’un des cadres les plus performants depuis un mois. L'incapacité de Bordeaux à réagir après le deuxième but breton a encore une fois souligné son manque de caractère.

« Cette équipe n’a pas la capacité de se relâcher », répète souvent l’entraîneur bordelais. Elle va pouvoir le faire pendant deux jours, la trêve internationale permettant de faire souffler un peu tout le monde. Il faudra ensuite enfin rebondir pour rêver encore d’Europe la saison prochaine. Le podium est déjà à six points et heureusement que Rennes, Saint-Etienne, Lyon ou Marseille n’avancent pas vite cette saison.