LGV Bordeaux-Paris: Pour Juppé ,13 allers-retours directs par jour c'est insuffisant

POLITIQUE Le maire demande à ce qu'il y ait une « vraie navette » entre Bordeaux et la capitale...

E.P. avec AFP

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Alain Juppé le 10 juillet 2015 à Bordeaux.
Alain Juppé le 10 juillet 2015 à Bordeaux. — AMEZ UGO / SIPA

Alain Juppé monte au créneau auprès du gouvernement pour obtenir des liaisons directes plus fréquentes sur la future ligne à grande vitesse qui mettra Bordeaux à un peu plus de deux heures de Paris, en juillet 2017. Le maire de Bordeaux (Les Républicains) a écrit lundi au Premier ministre Manuel Valls, évoquant une « desserte au rabais » proposée par la SNCF.

Dans ce courrier, révélé par le site challenges.fr, le maire de Bordeaux estime que la proposition de desserte faite par la SNCF, à savoir « 13 allers-retours directs », est « tout à fait insuffisante ». Il demande « la mise en place d'une vraie navette, c'est-à-dire un train direct à l'heure, et en pointe, à la demi-heure, soit 19 allers-retours directs », sans « réduire les dessertes avec arrêts intermédiaires ».

Bordeaux serait moins bien servie que d'autres villes

Alain Juppé fait notamment valoir que Rennes Métropole devrait bénéficier en 2017 d'une desserte, « avec 14 trains rapides pour une population inférieure de 40% à celle de la métropole bordelaise ». «Les dessertes directes de Lille et Lyon qui sont supérieures de 40 et 60% à celles proposées pour Bordeaux, sont en outre complétées par une dizaine de liaisons avec l'Ile-de-France et Charles-de-Gaulle », souligne t-il.

Et Alain Juppé d'insister: «Le TGV de Bordeaux drainera non seulement la clientèle de la métropole bordelaise et de la Gironde (1,5 million d'habitants), mais également celle de l'Aquitaine (1,8 million d'habitants), de Toulouse et sa région (2,9 millions d'habitants) qui bénéficieront également du gain de temps d'une heure, soit au total une population de 6,2 millions d'habitants».

L'arbitrage de Valls demandé

« Les collectivités territoriales comme les contribuables, entreprises et ménages, ne comprendraient pas que l'effort d'investissement qui leur est demandé se solde par une desserte au rabais », écrit Alain Juppé qui réclame « l'arbitrage » de Manuel Valls dans ce dossier.

« A défaut, l'expérimentation sur cette ligne de l'ouverture à la concurrence » prévue par l'Union européenne, « pourrait être une solution à même de préserver l'équilibre financier du projet », menace Alain Juppé.

Parallèlement à ce projet, le gouvernement a donné son feu vert le 26 septembre pour le prolongement vers le sud des lignes à grande vitesse Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax, avec des hypothèses de mise en service respectives en 2024 et 2027.