Ligue Europa: Khazri, l’atout offensif numéro 1 du début de saison des Girondins

FOOTBALL Le milieu de terrain offensif des Girondins est clairement l’homme en forme depuis le début de saison…

Marc Nouaux
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Wahbi Khazri, le joueur des Girondins, lors du match PSG-Bordeaux joué le 11 septembre 2015.
Wahbi Khazri, le joueur des Girondins, lors du match PSG-Bordeaux joué le 11 septembre 2015. — SIPA

Wahbi Khazri est au top de sa forme. Et jeudi soir à Kazan, à l’occasion du deuxième match de poules de Ligue Europa des Girondins, il sera encore, sauf si son entraîneur décide de le reposer, l’arme offensive principale de son équipe.

Le milieu de terrain offensif n’a en effet jamais connu un début de saison aussi étincellant. Arrivé il y a un peu plus d’un an en provenance de Bastia, son club formateur, le Corse a déjà inscrit 5 buts et délivré 4 passes décisives en douze matchs joués toutes compétitions confondues (dont 4 buts et 4 passes en Ligue 1).

En disputant douze des treize matchs officiels des Girondins en tant que titulaire, il a déjà montré qu’on pouvait compter sur lui sur la durée et qu’il était désormais indispensable dans le onze de départ. « Sur certains matchs, si on l’enlève, il ne se passe rien offensivement, note Michel Le Blayo, consultant pour la radio ARL lors des matchs de Bordeaux. C’est lui qui déclenche les offensives et qui crée des décalages. »

« Je me couche plus tôt »

« C’est un joueur qui a peut-être encore un peu de mal à pouvoir exister pendant 90 minutes dans un match mais il y a une chose qu’on ne peut pas lui enlever et c’est aussi une finalité du foot c’est d’être efficace, salue encore son coach, Willy Sagnol. Et Wahbi depuis le début de la saison, est un joueur extrêmement efficace. »

Par rapport à la saison passée où il avait réussi son exercice le plus prolifique en Ligue 1 (9 buts en 32 matchs), l’évolution est déjà perceptible au bout de deux mois de compétition. Lui qui avouait vouloir « franchir un palier en gagnant en régularité » est clairement sur la bonne voie. Ne se ménageant pas dans les replis défensifs, il termine mieux les rencontres qu’avant. « Je me couche plus tôt », ironise Khazri avec un large sourire qui le caractérise.

« Je ne triche pas »

Interrogé par RMC, l’international tunisien a évoqué cette évolution. « Parfois, je dépense beaucoup d’énergie à me replacer, à défendre, et c’est vrai que contrairement à certains grands joueurs qui sur le plan défensif en font moins, ça leur permet de garder du jus offensivement. Moi, je suis un joueur qui ne triche pas, je suis entier, j’essaye de tout donner. Parfois, à la 75e minute, j’ai un petit coup de pompe. Travailler physiquement et progresser encore un peu plus pour franchir un palier, ce serait peut-être bien pour moi. »

En plus de son efficacité devant le but et de son travail défensif acharné, Khazri a ajouté de la lucidité dans son jeu. A l’image de Maurice-Belay, son pote en dehors du terrain, l’ex-Bastiais garde beaucoup mieux le ballon dans la moitié de terrain adverse et permet à son équipe de s’appuyer davantage sur lui. A 24 ans, il emprunte le meilleur des chemins. « Je ne doute jamais », a-t-il confié en août  à Sud Ouest. Ses coéquipers et Sagnol, malgré sa panenka ratée contre Nantes, non plus.