Cornet glacé pour se réchauffer

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Sur la côte comme à la ville, ­les marchands de glace renforcent leur présence à l'approche des beaux jours. A Bordeaux, une dizaine de boutiques offrent leurs bacs multicolores à la con­voitise des passants. Certaines, ouvertes toute l'année, combinent l'activité glaces avec un salon de thé ou une crêperie : Ô Sorbet d'Amour, place du général-Sarrail, propose ainsi la bagatelle de 98 parfums. « Mais nous ne pourrions pas tenir l'hiver sans la crêperie », admet la responsable de la boutique, Cathy Lourenço. D'autres glaciers fonctionnent quelques mois seulement, comme Villa Rad'O, rue du Pas-Saint-Georges. « Nous avons ou­vert fin mars et fermerons cet automne, suivant la météo », explique Halima, vendeuse.

Dans ce cas, l'activité est dite saisonnière. « Les commerçants demandent leur radiation du centre de formalité des entreprises (CFE) une fois que la saison est terminée, pour ne pas avoir à payer trop de charges, et recommencent l'année suivante », explique Christophe Moretto, à la chambre de commerce et d'industrie de Bordeaux. Quand le thermomètre monte, les glaciers « permanents » renforcent néanmoins leurs ­effectifs : « De Pâques à octobre, le nom­bre de vendeurs est mul­tiplié par deux, voire plus », confirme Cathy Lourenço. La météo capricieuse de ces dernières semaines n'a pas vraiment dopé les ventes. Mais pas besoin de canicule pour apprécier une glace : « C'est un plaisir de bouche, qui offre un réconfort immédiat. »

tendance La glace revient à la mode à Bordeaux. Depuis deux ans, les boutiques fleurissent dans le quartier Saint-Pierre. Häagen-Dazs a également rouvert un salon en haut du cours de l'Intendance... Une vogue qui peut s'expliquer par la multiplication des parfums.