Uber: Cinq chauffeurs condamnés ce mercredi à Bordeaux

JUSTICE L'avocat de Uber va certainement faire appel de la décision du tribunal...

Elsa Provenzano

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Bordeaux, le 10 fÈvrier 2014 - Des taxis manifestent dans Bordeaux pour protester contre UBER.
Bordeaux, le 10 fÈvrier 2014 - Des taxis manifestent dans Bordeaux pour protester contre UBER. — MickaÎl Bosredon / 20 Minutes

C’est une bonne nouvelle pour les taxis en guerre contre Uber. Après l’audience de cinq chauffeurs Uberpop, jugés en leur absence le 15 juillet dernier, pour exercice illégal de l’activité de taxi et travail dissimulé, pour deux d’entre eux, le tribunal correctionnel de Bordeaux vient, ce mercredi, de livrer son jugement dans cette affaire.

Ils ont tous été condamnés à quatre mois de suspension de permis et devront verser à chacune des quatre parties civiles (la fédération intersyndicale des taxis, le comité de défense des taxis de la Gironde, l’union nationale des taxis et le syndicat autonome des artisans taxis de la Gironde) 2.500 euros.

Des amendes pour tous les prévenus

Deux des chauffeurs ont été condamnés à des amendes de 5.000 euros, dont 2.000 euros avec sursis, trois autres à des amendes de 3.000 euros, dont 1.000 euros avec sursis. Des montants en accord avec les réquisitions du procureur de la République. Les deux chauffeurs qui étaient poursuivis pour travail dissimulé devront verser 300 et 150 euros au régime social des indépendants (RSI).

« A Paris on est relaxé et à Bordeaux on est condamné ! », s'est indigné Bertrand Favreau, l'avocat des chauffeurs Uber, laissant entendre qu’il ferait appel de la décision dans le délai légal de 10 jours.

Les représentants des taxis satisfaits du jugement

« Ce n’est pas le montant des amendes qui est important pour les taxis mais le fait que le tribunal dise que l’activité de ces chauffeurs est illégale. Pour chacun des dossiers, le tribunal a retenu le délit de maraudage sur la voie publique, c’est important car le fait de rester sur la voie publique en attente de clients est bien spécifique à l’activité des taxis », a commenté de son côté Philippe Milani, avocat de la fédération intersyndicale des taxis et du comité de défense des taxis de la Gironde.

« Nous pouvons être satisfaits mais il faut être prudent car un appel est possible. On sait qu’Uber paiera les amendes des chauffeurs, c’est la raison pour laquelle c’est important qu’ils aient tous été condamnés à quatre mois de suspension de permis », estime de son côté Nadège Roy-Lagneau, présidente du syndicat autonome des artisans taxis de la Gironde.