Aquitaine: Les priorités du président de la Région pour la rentrée

POLITIQUE Un des défis de l’institution va être d’assurer la continuité des dossiers lors de la fusion avec Limousin et Poitou-Charentes…

Elsa Provenzano

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Portrait du président de la région Aquitaine, Alain Rousset. Photo : Sebastien Ortola
Portrait du président de la région Aquitaine, Alain Rousset. Photo : Sebastien Ortola — SEBASTIEN ORTOLA

A quatre mois de la création de la future grande région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes (un site a été créé pour lui trouver un nom), Alain Rousset, l’actuel président socialiste de l’Aquitaine et candidat à la présidence de cette nouvelle entité, a tenu une conférence de presse de rentrée ce lundi. Il a évoqué ses dossiers prioritaires, précisant qu’aucun ne devait s’arrêter lors de la fusion.

Préparer la conférence sur le climat de Paris, la COP 21. Alain Rousset a rappelé l’attractivité de la région, avançant que 25.000 personnes par an, dont 13.000 d’âges actifs viennent s’installer par an en Aquitaine. Des chiffres qui poussent à réfléchir aux alternatives à la circulation automobile et au trafic de poids lourds. Il estime qu’il faudrait réintroduire l’écotaxe sur la zone frontalière avec l’Espagne, laquelle avait été identifiée par le climatologue Hervé Le Treut comme une des plus polluées en Aquitaine.

Il souhaite développer la chimie verte dans le secteur du Bassin du Lacq qu’il a l’ambition de transformer en « Carbon Valley », c’est-à dire-un site de production de matériaux composites à base de carbone.

Relancer la construction des usines de la région. Des études ont déjà été menées dans 110 usines de la région et l’ambition de l’institution est de les accompagner sur les plans de la Recherche & Développement et de l’export. Alain Rousset a cité l’exemple de la réouverture de Turboméca, qui construit des moteurs d’hélicoptères et qui est soutenu financièrement par la Région.

Des offres de transports attractives pour les jeunes jusqu’à 28 ans. Il y a un mois, la Région a lancé une nouvelle tarification baptisée Sprin’ter pour rendre le train attractif par rapport au covoiturage et aux cars « Macron ». Les prix sont similaires à ceux proposés par le covoiturage par palier kilométrique, soit 7 euros jusqu’à 150 km et 12 au-delà de 150 km. Cela revient à 12 euros pour un Bordeaux-Pau ou un Bordeaux-Bayonne.

Un nouveau lycée à Biganos ? La Région accueille entre 1800 et 2000 lycéens supplémentaires pour cette rentrée 2015, et réflèchit à l’installation d’un nouveau lycée sur le Bassin d’Arcachon, à Biganos.