De la place de la Bourse... à la cité du Grand-Parc !

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L'Unesco a choisi de distinguer un patrimoine éclectique, car le périmètre classé s'étend jusqu'aux boulevards. Dans le centre historique, l'architecture du XVIIIe siècle est reine. Façades des quais, place la Bourse ou Grand-Théâtre : le programme réalisé avant la Révolution par l'intendant Tourny et l'architecte Gabriel fait déjà la notoriété touristique de la ville, qui en tire son unité et sa majesté. D'autres éléments de l'époque ont retenu l'attention de l'Unesco : « La vitalité du Port de la Lune au XVIIIe siècle, avec ses ombres et ses lumières, et notamment la traite négrière, présentent un intérêt historique majeur et de dimension internationale », relève François Gondran, architecte des bâtiments de France.

Au-delà du centre historique, des ensembles moins classiques ont également suscité l'intérêt, comme Mériadeck. Qui aurait parié que ce quartier d'affaires, construit dans les années 1960-1970 sous Jacques Chaban-Delmas et souvent décrié par les Bordelais, entrerait un jour au patrimoine mondial ? Encore plus inattendus : la cité du Grand-Parc, dotée de nombreux espaces verts, ainsi que les bassins à flot, emblématiques de l'activité industrielle du port au XXe siècle. L'habitat individuel a également sa place. Maisons de pierre typiquement bordelaises, les échoppes vont faire l'objet d'une attention encore plus grande, alors que la mairie était déjà très regardante sur les permis de construire déposés par les propriétaires désireux de les agrandir. « Un recensement des jardins privés, très nombreux, a également été lancé, précisent les Bâtiments de France. Il est important de les préserver car les particuliers ont tendance à les transformer en parkings. »