Reclus de Monflanquin: La famille devant la justice pour récupérer son château

JUSTICE Les de Védrines tentent de faire annuler la vente du bien, intervenue alors qu’ils étaient manipulés par un individu, condamné pour abus de faiblesse…

E.P.

— 

Christine de Védrines, une des victimes de Thierry Tilly.
Christine de Védrines, une des victimes de Thierry Tilly. — S.Ortola / 20 minutes

C’est une suite de l’affaire dite « des reclus de Monflanquin ». Thierry Tilly et son complice Jacques Gonzalez ont été reconnus coupable en 2012 (et en 2013 en appel) d’avoir manipulé et ruiné onze membres d’une même famille d'aristocrates, les de Védrines. Entre 2001 et 2009, ils les ont spoliés de 4,5 millions d’euros, utilisant divers stratagèmes et allant jusqu’à la séquestration et la maltraitance.

Ce jeudi, le tribunal de grande instance d’Agen a examiné la demande d’annulation de la vente de leur château Martel, situé à Monflanquin, dans le Lot-et-Garonne, faisant valoir qu’ils étaient sous l’emprise de leur « gourou », Thierry Tilly, à l’époque des faits, rapporte France 3 Aquitaine.

« Insanité d'esprit » au moment de la vente

La vente du château, un édifice appartenant à la famille De Védrines depuis quatre siècles, est intervenue en janvier 2008 pour un montant de 460.000 euros alors qu’une partie des Védrines était séquestrée et soumis à de mauvais traitements à Oxford, en Angleterre. « Les ventes à l’arraché qui se font sous emprise mentale sont nulles », estime sur France 3 Aquitaine, maître Daniel Picotin, qui défend les de Védrines.

L’avocat s’appuie sur une première victoire puisqu’en novembre 2014, pour une autre affaire liée à un mandat d’exclusivité avec un agent immobilier, la cour d’appel d’Agen avait pris en compte l’argument de l’insanité d’esprit de la famille De Védrines.

On saura le 17 septembre si la famille de Védrines va pouvoir récupérer cette pépite de son patrimoine.