Bordeaux: Le point sur les ambitions et les objectifs de l’UBB en ce début de saison

Marc Nouaux
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Bordeaux, le 6 juillet 2015: Laurent Marti, président de l'UBB, avec son nouveau staff technique.
Bordeaux, le 6 juillet 2015: Laurent Marti, président de l'UBB, avec son nouveau staff technique. — Marc Nouaux / 20 Minutes

L’UBB est sur le pont depuis trois jours à Bordeaux-Lac. Raphaël Ibanez, le manageur, ainsi que son capitaine, Matthew Clarkin, font le point sur la situation de l’équipe et sur les objectifs de la saison.

La préparation d’avant-saison

Cette saison, la préparation physique a été raccourcie de deux semaines. Le travail se veut donc plus intensif et la préparation individuelle de chacun a été importante. « Il y a beaucoup d’excitation et d’attentes autour de l’équipe, note Ibanez. On a retrouvé un groupe certes encore assez limité en nombre [manquent les internationaux] mais dans l’ensemble volontaire, dynamique et très appliqué qui se donne à fond. »

L’arrivée de Ntamack pour remplacer Etcheto

« Avec Vincent nous avons vécu trois années de rugby très intenses chacun avec nos personnalités au sein de l’encadrement technique, ce qui participait à cet équilibre au sein du staff, analyse le manageur. Je ne veux retenir que les meilleurs moments et il y en a eu beaucoup. Je suis d’ailleurs ravi que Vincent ait l’opportunité de rebondir et de redémarrer très vite avec Bayonne mais pour intégrer au mieux Milou dans notre dispositif, il faut passer du temps ensemble, avoir du temps de jeu, comme lorsqu’on est joueur. Il se sait attendu, il sait que c’est un immense défi qui se présente à lui mais ça fait plus de vingt ans qu’il est attendu sur tous les terrains de France donc je pense qu’il a pour lui cette solidité et cette force de caractère qu’il peut transmettre aux joueurs. »

Les objectifs en Top 14 et en Coupe d’Europe

« Il faudra être bon sur tous les fronts, ambitionne Ibanez. C’est à la fois excitant et ça nous met aussi sur nos gardes. Le top 14 est un marathon, il faut être bon sur la durée, la Champions cup, c’est un sprint. Si on se met à la hauteur des autres équipes dès le départ, on peut aussi se lancer dans la course. Ce qui comptera aussi, ce sont les premières confrontations. Il n’y aura pas de temps pour l’apprentissage, on sera obligé d’être vite dans le vif du sujet. » « Je ne vois pas ça comme un piège, estime Clarkin. On ne joue pas plus de matchs que d’habitude mais on joue plus de matchs de haut niveau. » En Top 14, s’il n’est pas clairement affiché, l’objectif sera d’atteindre enfin les quarts de finale. Après une huitième puis une septième place, cette ambition est tout à fait légitime.

La gestion de la Coupe du monde

Coupe du monde oblige, le calendrier va être bouleversé. Après quatre matchs consécutifs, les équipes seront privées de compétition pendant un mois puis enchaîneront par un bloc de 17 matchs consécutifs. « Notre capacité d’adaptation au calendrier sera primordiale, prévient Ibanez. Une certaine impatience concernant les échéances. On va devoir s’adapter. » La plus grande largeur de l’effectif sera une des clés de la réussite de la saison de l’UBB. « La concurrence, je l’attends avec impatience, sourit Clarkin. Elle tombe peut-être au bon moment pour moi car je sais que je ne peux plus faire 30 matchs dans l’année. »