Des élus s'opposent à l'expulsion d'un squat

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Intervention avortée dans un immeuble appartenant à Réseau ferré de France. Sur ordonnance du tribunal de grande instance, la préfecture avait prévu mercredi l'expulsion, avec le concours de la force publique, d'une vingtaine de Roms, issus de Roumanie et de Bulgarie, qui squattent un bâtiment désaffecté rive droite, près de l'avenu Thiers. Mais des élus municipaux ainsi que des militants associatifs sont intervenus pour s'opposer à cette action.

« Il faut arrêter ce squat, mais d'abord trouver un logement et un emploi pour ces gens », a précisé hier Hugues Martin, premier adjoint au maire de Bordeaux, qui a déclaré ignorer la présence de ce squat et l'intervention de la police. Pourtant, cet immeuble habité par des familles, dont plusieurs enfants, serait squatté - et connu - depuis deux ans, selon des employés de la ville. Des mesures de relogement provisoire sont étudiées et la mairie a indiqué avoir demandé à la maison de l'emploi de rencontrer ces personnes qui seraient « intéressées pour travailler dans le bâtiment », souligne Hugues Martin. Jusqu'à ce qu'une solution soit trouvée, aucune expulsion n'est donc envisagée.