Bordeaux: «Etcheto et Delpoux doivent une fière chandelle à l’UBB», estime Laurent Marti

RUGBY Le président de l’UBB livre quelques vérités au sujet de l’éviction de son entraîneur des arrières…

M.N.
— 
Laurent Marti, le président de l'UBB, lors d'une conférence de presse donnée le 19 juin 2015 à Bègles.  AFP PHOTO / JEAN PIERRE MULLER
Laurent Marti, le président de l'UBB, lors d'une conférence de presse donnée le 19 juin 2015 à Bègles. AFP PHOTO / JEAN PIERRE MULLER — AFP

Laurent Marti est dans la lumière. A 47 ans, le président de l’UBB depuis huit ans voit son club qualifié pour la première fois pour la Champions cup. En une du magazine Midi Olympique ce lundi, il s’est confié sur certains dossiers comme celui de l’éviction de Vincent Etcheto, son entraîneur des arrières.

«Vincent est un homme très attachant, de bonne humeur, très gai, toujours positif. Mais à l’UBB, nous avons envie de gagner. L’image, c’est important mais dans un sport professionnel, on ne peut pas durer en étant juste sympathique. Il faut aussi gagner.»

«Ibanez, j’étais soulagé pour l’UBB mais un peu déçu pour lui»

Le message est très clair. Etcheto ne correspondait plus aux critères de compétitivité souhaités par son président, qui est également revenu sur le départ de Marc Delpoux, en 2012, alors qu’il avait fait monter le club puis maintenu la saison suivante en Top 14. «On ne peut pas quitter un club à sa guise en se moquant des dégâts que ça peut provoquer. Je lui ai permis de se relancer en France, Etcheto je suis allé le chercher et il s’est construit chez nous. Au bout du compte, ces deux hommes doivent une fière chandelle à l’UBB.»

En portant son club sur la scène européenne, Laurent Marti durcit son discours tout en nourrissant des ambitions toujours plus importantes. Dans la même interview accordée au Midol, le dirigeant bordelo-béglais est également revenu sur l’épisode de la succession de Saint-André en équipe de France, pour laquelle Raphaël Ibanez n’a pas été choisi. «J’étais soulagé pour l’UBB mais j’étais un peu déçu pour lui.»