Bayonne: Francis Salagoïty redevient président à la place de Manuel Mérin

RUGBY Les Bayonnais, qui ne fusionneront pas avec Biarritz cet été, doivent reconstruire une équipe pour la Pro D2…

M.N. avec AFP

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Francis Salagoïty, lors de son retour à la présidence de l'Aviron Bayonnais, le 27 juin 2015.
Francis Salagoïty, lors de son retour à la présidence de l'Aviron Bayonnais, le 27 juin 2015. — GAIZKA IROZ / AFP

Francis Salagoïty est redevenu samedi président de Bayonne, responsabilité qu'il a déjà assumée de 1999 à 2011, remplaçant ainsi Manuel Mérin, démissionnaire après l'échec de la fusion avec Biarritz, l'autre grand club basque. Francis Salagoïty, greffier en chef au Tribunal de Commerce de Bayonne, a été élu samedi par le conseil de surveillance, a annoncé AB Lagunak, association regroupant les 21 principaux actionnaires de l'Aviron, dans un texte remis à la presse.

La fusion, «seule solution pour retrouver l’élite»

«Sous la pression de la mairie et en accord avec AB Lagunak, Francis Salagoïty a été élu président du conseil de surveillance» et «une assemblée générale extraordinaire des actionnaires» va être convoquée, précise le texte.

Favorable à la fusion, Manuel Mérin avait convoqué une conférence de presse pour ce samedi à 9h30 mais ne s'est finalement pas présenté devant les journalistes, sans fournir d'explication à ce faux bond. Pour AB Lagunak, «une page se tourne» mais «la création d'une seule entité professionnelle au Pays basque est la seule solution pour retrouver l'élite». Les principaux actionnaires du club des bords de Nive réaffirment ainsi leur volonté de parvenir, à terme, à une fusion avec Biarritz et à une association avec d'autres clubs basques.

7 millions d’euros de perte pour chaque club depuis 2001

Dans une interview à Sud Ouest, Serge Blanco avait précisé que «depuis 2001 l'Aviron avait enregistré 7,1 millions d'euros de pertes et le BO 7,2 millions d'euros» et Manuel Mérin avait indiqué le 23 juin qu'il manquait à l'Aviron «un million d'euros à trouver d'ici le 1er juillet» pour boucler son budget.

Outre ces problèmes financiers, le club bayonnais est confronté à une hémorragie de joueurs: en plus du départ annoncé de longue date de ses internationaux français (l'arrière Scott Spedding pour Montferrand et le 3e ligne centre Charles Ollivon pour Toulon), plusieurs des cadres qui avaient accepté de rester dans la perspective de la création d'un club basque, ont tiré les conséquences de l'échec de la fusion: entre autres, le trois-quart centre Mathieu Ugalde, pourtant Bayonnais de souche, a signé à Brive, club du Top 14, tandis que le deuxième ligne australien Mark Chisholm souhaite retourner dans son pays.