Bordeaux: Plusieurs opérations de police contre les chauffeurs d'UberPOP

SECURITE Les forces de l'ordre ont mené une série de contrôles ce mardi dans différents endroits de l'agglomération...

Mickaël Bosredon

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Opération de police contre les chauffeurs UberPOP, le 23 juin 2015 à Bordeaux
Opération de police contre les chauffeurs UberPOP, le 23 juin 2015 à Bordeaux — M.BOSREDON/20MINUTES

La gare, les Quinconces, l'aéroport... Les forces de l'ordre ont ciblé trois sites ce mardi dans l'agglomération bordelaise pour mener une série de contrôles contre les chauffeurs de l'application UberPOP. Des contrôles qui interviennent dans un climat de forte tension entre les taxis et ces transporteurs de particuliers, et qui font suite à un arrêté préfectoral d'interdiction concernant UberPOP pris sur l'ensemble du territoire de la Gironde en février dernier.

« Il y a eu des contrôles aujourd'hui, il y en avait déjà eu les jours précédents, et il y en aura encore » a insisté le préfet de la Gironde Pierre Dartout, qui est venu en fin d'après-midi superviser l'opération menée à la gare. Il assure que « 35 procédures ont déjà été transmises au procureur de la République » et qu'elles sont en train d'être examinées.

Activité illégale

Le but de ces contrôles est de rappeler aux chauffeurs d'UberPOP que leur activité est illégale sur le département. Ils risquent d'ailleurs jusqu'à un an de prison et 15.000 euros d'amende, a rappelé le préfet.

Mais c'est aussi d'envoyer un message aux taxis, qui mènent parfois la traque eux-mêmes, certains accusant les autorités de laxisme en la matière. « Ce n'est pas le cas, a martelé le préfet, et nous ne sommes pas dépassés par la situation. Cela dit, nous sommes dans un état de droit, et personne n'a à se faire justice soi-même. » Le représentant de l'Etat n'est toutefois pas en mesure de donner une estimation du nombre de conducteurs enregistrés sur cette application sur le département.

La difficulté pour les policiers est bien évidemment de repérer les chauffeurs UberPOP, puisqu'ils utilisent leur véhicule personnel pour effectuer ce service de transport à la demande, et que rien ne permet de les distinguer. « Il y a toutefois des indices qui permettent de contrôler plutôt tel véhicule qu'un autre » a expliqué le préfet.