Un premier tour aux législatives sans surprise

GIRONDE La majorité présidentielle a confirmé son assise le département...

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La droite l’emporte sur un territoire où Ségolène Royal, la candidate socialiste à l’élection présidentielle s’était imposée face à l’UMP Nicolas Sarkozy. La faible participation girondine (53,39% en fin d’après-midi contre 52,25% en 2002 et 76% pour l’élection présidentielle) a peut-être profité à la droite, qui était donnée gagnante dans les sondages.

La donne de 2002 n’a pas changé: dans les six circonscriptions où elle avait un député sortant, l’UMP reste majoritaire (1e, 2e, 5e, 8e, 9e et 10e). Même chose pour la gauche dans les cinq autres circonscriptions (3e, 4e, 6e, 7e et 11e). Les personnalités girondines Alain Juppé (UMP) et Alain Rousset (PS) ont obtenu la majorité des voix respectivement dans les 2e et 7e.

Même les secteurs qui auraient pu basculer - au vu des résultats à la présidentielle - sont restés fidèles à l’ordre établi. Dans le Médoc (5e), l’UMP Jean-François Régère est en tête, même chose à Langon (9e), pour Philippe Dubourg (UMP) et pour Philippe Plisson à Blaye (11e), qui succède au député sortant socialiste Bernard Madrelle. Le PS n’a donc pas confirmé son assise dans le département.

«On maintient notre position», se félicite pourtant Alain Anziani, président de la Fédération girondine du Parti socialiste, on peut inverser la tendance au second tour, et créer un phénomène girondin.» De son côté, l’UDF-MoDem qui souhaitait se faire une place dans le paysage politique dépasse rarement les 10%, sauf dans la 1re circonscription avec Véronique Fayet.

Orianne Dupont