Menaces sur l’équipe de France de beach-soccer: Fischer «a pris un coup derrière la tête»

BEACH-SOCCER Le Girondin, membre de la sélection nationale, n’est pas tout à fait rassuré quant à l’avenir de sa discipline…

Propos recueillis par Marc Nouaux

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Yannick Fischer avec le maillot de l'équipe de France de beach-soccer, le 27 mars 2014.
Yannick Fischer avec le maillot de l'équipe de France de beach-soccer, le 27 mars 2014. — THOMAS BREGARDIS / AFP

A 41 ans, Yannick Fischer fait partie des tauliers de l’équipe de France de beach-soccer. Le Girondin, qui a joué en pro à Bordeaux, l’OM, Strasbourg, Le Mans et Niort et qui est licencié au club de Saint-Médard-en-Jalles, raconte la période trouble vécue par sa discipline, depuis que la FFF a menacé de supprimer l’équipe nationale en mai dernier.

Comment le groupe a-t-il géré cette annonce ?

Ça nous a mis un coup derrière la tête car dans les dernières discussions, la FFF disait que le beach était un de ses axes à développer en priorité. Donc, on entend ça et quelque temps après, on entend que l’on veut supprimer l’équipe de France… on se rend compte que les discours ne sont pas forcément sincères. Quand on entend en plus que ça coûte cher à la FFF, cela nous fait rigoler… Nous, on ne touche rien, pour la majorité, ce sont des passionnés qui viennent jouer et pour la plupart, ça leur coûte même de l’argent. Après, ce qui est bien, c’est qu’il y a eu une discussion, Stéphane François [le sélectionneur] a pu rencontrer Noël Le Graët sans intermédiaires et échanger directement avec lui pour dire ce qu’il se passe sur le terrain.

Vous n’êtes plus inquiet sur l’avenir de cette équipe de France ?

Ce serait un peu aventureux de dire que non. On sait que c’est un sport jeune en développement et qui est en attente de résultats. Ces dernières années ont été un peu difficiles mais cela va mieux. Du coup, c’est curieux de vouloir arrêter alors que l’on est de nouveau en progrès.

En Aquitaine, où en est le développement du beach ?

C’est en route depuis le printemps. Le mercredi soir à Saint-Médard, un créneau est ouvert à toutes les personnes sérieuses qui veulent s’essayer au beach. Ça s’est mis en place, la Ligue d’Aquitain nous a équipés avec du matériel, des ballons… l’ossature principale, ce sont des gars du club de Saint-Médard et c’est Jean-Yves [De Blasiis, ex des Girondins] qui s’en occupe.

D’un point de vue personnel, la motivation est encore présente ?

L’appétit vient en mangeant… quand Stéphane François m’a appelé en février pour me présenter le projet du nouveau cycle, qu’il m’a signifié qu’il comptait sur moi, j’étais d’accord pour participer à la reconstruction. On a sauvé notre place en division A et on jouera la super-finale en Estonie [20-23 août] contre des grosses nations, pour des matchs de gala, c’est merveilleux car cela faisait longtemps que ce n’était pas arrivé.

Et jusqu’à quand continuerez-vous à jouer ?

[sourires] Je suis à un stade où je ne peux pas me permettre de me projeter plus qu’à court ou moyen terme. Pour l’instant, je vais vivre pleinement les échéances qui arrivent car c’est sympa d’avoir des rencontres sans pression à jouer contre des grosses nations, du style Russie, Italie ou Portugal. Pour le reste, on verra…