Bordeaux: Des véhicules autonomes seront intégrés à la circulation en octobre

INNOVATION Cette démonstration, une première en Europe, sera le temps fort du congrès des transports intelligents…

Mickaël Bosredon

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Illustration de voiture autonome
Illustration de voiture autonome — ITS World Congress

Ce sera une première européenne, et elle devrait être très suivie. Plusieurs voitures autonomes, comprendre capables de rouler sans conducteur, seront intégrées dans le flux de circulation automobile de Bordeaux, autour du quartier du Lac, viennent d’annoncer les responsables du congrès mondial des transports intelligents (ITS), qui se tiendra à Bordeaux du 5 au 9 octobre.

Ces véhicules présentés par cinq sociétés dont PSA, seront identifiables soit avec une immatriculation spécifique ou un signe distinctif. Des mentions spéciales sur les panneaux de circulation routière seront diffusées pour prévenir les usagers de la présence de ces véhicules du futur.

« Toutes les autorisations nécessaires pour rouler en milieu urbain »

Jusqu’à présent, les véhicules autonomes n’étaient testés que sur des portions de routes privées. Pour accéder aux routes ouvertes au public, les organisateurs ont dû lever toute une série de barrières. « Nous avons obtenu les autorisations nécessaires de la part de la préfecture et de l’Etat pour rouler en milieu urbain » affirme André Reix, directeur du comité d’organisation bordelais du 22ème congrès mondial ITS. Mais pour des questions de sécurité, un conducteur professionnel, formé pour réagir très rapidement en cas d’incident, sera présent dans les véhicules durant ces cinq jours de test. D’autres prototypes seront présentés, uniquement en circuit fermé.

La société Akka Technologies, qui possède plusieurs antennes en France dont une à Mérignac et une autre à Toulouse, présentera son prototype, intitulé Link in city, en circuit ouvert. « C’est une évolution de notre prototype Link and go, que nous avions lancé en 2012 en partenariat avec le conseil général des Yvelines, explique Domitille Chatelain, responsable de la communication chez Akka. Link and city, développé en partenariat avec le conseil régional d’Aquitaine, va plus loin en termes de services et de connectivité à l’intérieur de la voiture. »

Le prototype de voiture autonome du groupe Akka, la Link and Go - Akka Technologies

« Dans ces véhicules, on pourra assister à des visioconférences »

Conçue à Toulouse, celle-ci intégrera notamment un logiciel de cartographie 3D développé au sein de l’antenne de Mérignac. Il permettra aux passagers du véhicule de visualiser en 3D tous les points d’intérêt situés autour de la position de la voiture. « Dans ce genre de véhicule, on pourra retourner les fauteuils et organiser des conférences à l’intérieur pendant qu’il roule, ou assister à des visioconférences projetées dans l’habitacle » poursuit Denis Merveilleau, responsable de Akka Mérignac.

« On parle souvent de la Google Car, relève Denis Merveilleau, car Google bénéficie de sa notoriété et de sa force de frappe, mais beaucoup de projets sont en train d'être développés chez les constructeurs. »

« Notre objectif aujourd’hui, ajoute Domitille Chatelain, est de travailler sur un véhicule autonome qui s’intègre de plus en plus à la ville. Au niveau technologie, nous sommes prêts, reste à voir comment la législation va évoluer. Mais nous espérons bien que ce type de véhicule pourra être commercialisable avant 2025. »