Agen: Une infirmière entendue pour des faits présumés d'euthanasie sur des patients

JUSTICE Les faits remonteraient à une vingtaine d'années...

M.B. avec AFP

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Dans les couloirs d'un hôpital parisien, en 2010
Dans les couloirs d'un hôpital parisien, en 2010 — Fred Dufour AFP

Une infirmière a été placée sous le statut de « témoin assisté » dans le cadre d'une information judiciaire ouverte par le parquet d'Agen pour des faits présumés d'euthanasie sur plusieurs patients remontant à une vingtaine d'années, a-t-on appris vendredi de sources concordantes.

Âgée d'une cinquantaine d'années, cette infirmière, en arrêt maladie depuis plusieurs années, a été placée en garde à vue mardi au commissariat de Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne), a indiqué le procureur de la République d'Agen, Pascal Prache. L'infirmière, « fragile » psychologiquement, selon une source proche du dossier, a notamment exercé à l'hôpital de Tonneins, à une quarantaine de km au nord-ouest d'Agen.

Cinq à sept victimes pourraient être concernées

Le procureur s'est refusé à indiquer le nombre de victimes présumées, se bornant à évoquer « plusieurs » patients. Cinq à sept victimes pourraient être concernées, a indiqué le journal Sud-Ouest qui a révélé l'information. Selon le quotidien, l'infirmière se serait elle-même dénoncée.

Une information judiciaire a été ouverte jeudi pour « empoisonnement », a précisé le procureur qui a appelé à « une extrême prudence » dans cette affaire. Il s'est ainsi refusé à donner des éléments sur les motifs ayant conduit au placement en garde à vue de la quinquagénaire.

La réquisition de mandat de dépôt n'a pas été suivie

Dans le cadre de l'information judiciaire, l'infirmière a été placée sous le statut de témoin assisté, intermédiaire entre simple témoin et mise en examen. Le parquet avait réclamé un mandat de dépôt, réquisition qui n'a pas été suivie par le juge d'instruction. L'enquête a été confiée au commissariat de Villeneuve-sur-Lot et au Service régional de la police judiciaire (SRPJ) de Toulouse.