Bordeaux: Selon Ibanez, l’UBB a «une chance sur dix» de gagner à Toulouse

RUGBY Samedi, l’UBB va disputer une sorte de 8e de finale de Top 14 à Toulouse…

Marc Nouaux

— 

Raphaël Ibanez, le manageur de l'Union Bordeaux-Bègles (UBB) lors du match contre Bayonne, le 16 mai 2015. AFP PHOTO / NICOLAS TUCAT
Raphaël Ibanez, le manageur de l'Union Bordeaux-Bègles (UBB) lors du match contre Bayonne, le 16 mai 2015. AFP PHOTO / NICOLAS TUCAT — AFP

Et si la saison de l’UBB était encore loin d’être terminée? Actuellement sixième du Top 14 à une journée de la fin de la phase régulière, le club bordelo-béglais joue samedi à Toulouse (16h15), qui est quasiment assuré de terminer quatrième, l’un des matchs les plus importants de son histoire. En cas de succès à Toulouse, il serait presque assuré d’entrer dans le Top 6 (si Oyonnax s’incline à Toulon et ou que le Racing gagne sans bonus offensif face à Castres)

«Ca va faire partie des matchs excitants même s’il y a déjà eu d’autres événements qui l’ont été, reconnaît le capitaine, Louis-Benoît Madaule. Je ne qualifierai pas le match ni de rattrapage ni de bonus mais on possède peut-être le destin, on va voir ce que l’on peut faire mais on sait où on va: On va au Stade Toulousain donc il va falloir y aller avec notre meilleur rugby pour pouvoir faire quelque chose.»

«Toujours viser les étoiles»

Si les joueurs sont disposés à jouer crânement leur chance, ils savent qu’une défaite les condamnerait automatiquement, à moins que le Racing ne s’effondre à domicile face à Castres. Et même s’il y a aussi un enjeu pour la septième place qui donne lieu à un barrage contre un club britannique pour obtenir un billet pour la Champions Cup, les joueurs regardent surtout le Top 6.

«Toujours viser les étoiles, ambitionne, avec un large sourire, le troisième ligne Hugh Chalmers. Si on arrive à faire cette surprise dont tout le monde parle, on sera très heureux et on méritera d’être dans le top 6 On veut viser le plus haut possible.»

«Une chance sur dix»

Ce jeudi matin, l’UBB est partie avec un groupe de vingt-huit joueurs se mettre au vert à Montauban jusqu’au match, «pour se retrouver», selon Raphaël IBanez, le manageur, qui ne met pas les actes en adéquation avec sa communication. Lui qui affirme depuis plusieurs jours que son équipe «n’a aucune chance ou une chance sur dix parce qu’elle s’est bien entraînée», fait profil bas afin de n’alimenter aucune polémique d’avant-match.

Mais au fond, joueurs et staff ne pensent plus qu’à cette rencontre depuis une semaine, espérant faire partie du groupe qui aura réussi à qualifier l’Union pour la première fois dans un Top 6. Entre le discours officiel et l’appétit féroce des joueurs en interne, il y a un grand pas. «Tout est possible», se répètent les joueurs en interne. Y croire, mais ne pas le dire trop fort, de peur d’être déçu.