Bordeaux Métropole: Un nouveau refuge avec vue sera implanté cet été, à Bassens

LOISIRS Une septième cabane va être installée sur le pourtour de l’agglomération…

Elsa Provenzano
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Visuel de synthèse du refuge
Visuel de synthèse du refuge — Collectif Fichtre

Uniques en France, les refuges périurbains s’étoffent dans la Métropole Bordelaise avec l’ouverture d’une septième cabane cet été, sur les hauteurs de Bassens. Le premier refuge, « le Nuage », a été mis en place en 2010, à Lormont.

Et depuis, cinq autres cabanes périurbaines (« Les Guetteurs » à Bègles, « Le Hamac » à Gradignan, « La Belle Etoile » à Floirac et « La Vouivre » à Ambès) sont sorties de terre. Le collectif Bruit du Frigo et Zebra 3 portent l’initiative, financée par la Métropole.

Un refuge offrant un beau panorama

Le septième refuge ne ressemblera à aucun autre. Il a été dessiné par un architecte indépendant Marc Jaeger, installé à Nantes et qui a été missionné par le collectif Nantais Fichtre. « On a été séduit par le lieu, en forte pente, qui offre un panorama sur le port de Bassens, le pont d’Aquitaine et le Nouveau Stade », raconte l’architecte. La cabane baptisée « La nuit américaine » sera installée fin juillet ou début août dans le parc Panoramis de la ville de Bassens.

Le bâtiment suivra la topographie du terrain et comportera une grande baie vitrée de 8 mètres de large pour admirer le panorama. Un filtre bleu y sera installé, en clin d’œil au principe cinématographique de la nuit américaine (un filtre qui permet de tourner des scènes nocturnes en plein jour). Ce refuge pourra accueillir huit à dix visiteurs à qui l’architecte à souhaiter « donner à voir la ville la nuit ». Dans ce projet, il n’y a pas d’excentricité architecturale particulière mais tout est fait pour mettre en valeur le site.

« Un exotisme à portée de main »

L’idée de ces refuges aux abords de la ville a été lancée par un architecte qui s’est dit qu’il serait agréable de pouvoir faire le tour de l’agglomération à pied, en disposant de haltes sur le parcours. Depuis plusieurs années, la Métropole s’attache à structurer une boucle verte, c’est-à-dire un chemin de randonnée de près de 140 kilomètres reliant les principaux espaces naturels et les grands parcs présents autour de l’agglomération. Pour le collectif Bruit du Frigo à l’origine du projet et qui suggère les sites d’installation à la Métropole, l’important est de « révéler des endroits très riches mais peu fréquentés quand on n’a rien à y faire » et de « susciter l’itinérance ». Le résultat pour le collectif Bordelais c’est « un exotisme à portée de main ».

Les réservations pour passer gratuitement une nuit en famille dans ces refuges ont commencé le 1er mai et maintenant que les réservations se font d’un mois sur l’autre, le taux de réservation est déjà de 95 %. En 2014, plus de 2.500 personnes ont passé une nuit dans un de ces refuges et le taux d’occupation a été d’environ 93 %.

Pour des raisons budgétaires, Alain Juppé a expliqué que la Métropole ne pourrait pas financer les huit refuges supplémentaires envisagés par Bruit du Frigo le long de la boucle verte. Seuls cinq d’entre eux devraient voir le jour dans les prochaines années.