Pessac-Centre désormais à portée de tram

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Musique jazzy, café chaud et croissants bio. Les premiers usagers des deux nouvelles stations de la ligne B ont eu droit hier matin au comité d'accueil déployé par la CUB pour chaque extension du réseau de tramway. Aprés Cenon et Floirac fin février, le centre-ville de Pessac est désormais raccordé à Bordeaux via

le campus. Trente minutes de voyage jusqu'aux Quinconces, sans embouteillage ni problème de stationnement.

Long de de 1,4 km, le tronçon relie l'ancien terminus de Bougnard aux arrêts Camponac-Médiathèque, puis Pessac-Centre, toutes les cinq à huit minutes. « De quoi dynamiser le coeur de la ville et contribuer à faire évoluer l'image de Pessac », s'est réjoui le maire Pierre Auger (PS) après avoir coupé le ruban avec le président de la CUB - et ancien maire de Pessac - Alain Rousset (PS). L'extension rapproche sa ville du coeur de l'agglomération mais aussi du campus universitaire, tout proche et pourtant peu connecté au centre-ville de Pessac. « Les étudiants pourront venir plus facilement, en dix minutes de tram à peine », explique le maire. La station est mitoyenne de la gare SNCF, desservie notamment par les trains qui relient Bordeaux au Bassin d'Arcachon.

Une fois le réseau de bus modifié début juillet, l'ensemble est appelé à devenir un pôle d'échange intermodal majeur. Enseignante à Bordeaux-III, Françoise en est l'illustration concrète : «J'habite à Biganos, je viens de descendre du TER et j'attends le tramway », explique-t-elle, ravie de ne plus avoir à « courir pour attraper le premier bus qui passe ».

« Ça va changer ma vie, raconte aussi Sylvie, bordelaise, mais libraire à Pessac. C'est tellement plus simple ! Je vais laisser tomber ma voiture et prendre un abonnement. » Micheline et ses amis n'iront peut-être pas jusque-là. Ces retraités sont venus « essayer » ce tramway qui chamboule le visage de leur commune. « Pour nous, ça n'est pas vraiment une nouveauté, précise-elle. Quand j'étais jeune, je prenais déjà le tramway pour aller à Bordeaux. Ils l'ont supprimé en octobre 1954 ! »