Saintes: Le maire présente ses excuses et rachète son 4x4

FINANCES Le maire de Saintes avait provoqué l'ire de ses adjoints pour avoir, sans les informer, fait racheter son ancien véhicule de fonction par la municipalité...

M.C. avec AFP

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Un 4X4 BMW X3 (Illustration)
Un 4X4 BMW X3 (Illustration) — Scott Olson / Getty Images

Retour à la case parking. Le maire divers droite de Saintes, qui avait provoqué l'ire de ses adjoints pour avoir, sans les informer, fait racheter son ancien véhicule de fonction par la municipalité, a admis jeudi s'être «trompé» et affirmé qu'il rachèterait le 4x4.

Saintes: Condamnations de toutes parts après le rachat du 4X4 du maire par la ville

«Conscient de l'énorme émoi créé chez les Saintais et vis-à-vis de l'équipe municipale», Jean-Philippe Machon a dit assumer «l'entière responsabilité de cette erreur» et a décidé «de racheter le véhicule à titre personnel». S'adressant à des journalistes en lisant un communiqué, le maire a souligné qu'il «n'y a aucun enrichissement personnel» car il n'a «jamais été propriétaire de la voiture» même s'il reconnait qu'il «l'utilisait» dans le cadre de ses fonctions dans une entreprise privée.

«Erreur de procédure»

A l'issue d'une réunion de crise à huis-clos de plus de trois heures convoquée par les membres de la majorité municipale qui s'étaient «désolidarisés» du maire, Jean-Philippe Machon a dit s'être «trompé en voulant faire faire des économies à la collectivité en achetant un véhicule d'occasion au lieu d'acheter un véhicule neuf». «De plus, il y a eu une erreur de procédure», a-t-il admis.

Selon le quotidien Sud Ouest, qui a révélé l'information mercredi, le bon de commande du 4x4 de marque allemande affiche la somme de 24.949 euros TTC. Or, la municipalité, pour une acquisition de cette sorte, n'aurait pu s'affranchir, selon le Code des marchés publics, «de publicité» et «de mise en concurrence préalables» que «si son montant estimé est inférieur à 15.000 euros HT».

De nombreux membres de l'équipe municipale qui avaient parlé de «faute morale», «d'aberration» ou de «manque de respect (...) au moment où on demande des efforts», envisageant même la démission du maire, n'ont pas souhaité s'exprimer à l'issue de la réunion.