Bordeaux: La question du naming toujours en suspens à dix jours de l’inauguration du Nouveau stade

EQUIPEMENT Plus de cent entreprises ont été démarchées mais aucune n’a pour l’instant donné son accord...

Marc Nouaux

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Le 11 fevrier 2015, visite du chantier de Nouveau Stade de Bordeaux
Le 11 fevrier 2015, visite du chantier de Nouveau Stade de Bordeaux — no credit

Le Nouveau stade de Bordeaux va bientôt être inauguré mais n’a toujours pas de nom. Dans une semaine, une première cérémonie, non ouverte au grand public, aura lieu puis, dans douze jours, les Girondins recevront Montpellier lors du match inaugural (samedi 23 mai à 21h). Ce lundi, les représentants de la mairie de Bordeaux, du consortium exploitant du stade et le président, Jean-Louis Triaud, se sont réunis pour une grande journée ouverte aux médias.

Aucune annonce particulière n’a été faite, et l’on s’est surtout satisfait de la bonne tenue des travaux et de la beauté de l’enceinte. «C’est un stade qui allie sécurité, confort et convivialité, a résumé Arielle Piazza, l’adjointe au maire de Bordeaux en charge des sports. On  a envie d’en faire un lieu de vie avant, pendant et après car ça suffit que le public parte juste après le match

De 1.300 à 3.000 partenaires dès la première année

L’aspect économique a été longuement évoqué, les Girondins annonçant espérer une  hausse de 2 millions d’euros du chiffre d’exploitation du stade. «On va passer de 1.300 à 3.000 partenaires dès la première année», annonce Jean-Louis Triaud qui a expliqué que le club a déjà enregistré 75% de commercialisation sur son business-site et ses facilités pour l’année prochaine.

Mais c’est surtout la question du naming, qui consiste à apposer le nom et l’image d’une société au nom du stade, qui a été évoquée puisque rien n’a encore été entériné. «On a démarché plus d’une centaine d’entreprises, a expliqué Dominique Fondacci, président de SBA, l’exploitant du Nouveau stade. On est toujours en contact avec certaines. On aimerait que cela se fasse le plus rapidement possible.»

L’Euro 2016, un frein pour le naming?

Si le président de SBA évoque un chiffre autour de 3,9 millions d’euros par an en fourchette haute à propos d’un éventuel naming – «on dévoilera le montant une fois que ce sera signé» -, il a aussi reconnu que la perspective de l’Euro 2016 pouvait être un frein, l’UEFA refusant qu’un nom d’entreprise soit accolé à un stade durant la compétition. Le dirigeant a aussi précisé que le nom de la société élue serait validé par la ville «qui a la capacité d’analyser et de donner sa réponse». Par ailleurs, il a certifié que Vinci ne serait pas le «namer» car cela n’entre pas dans la stratégie de la société.

Le stade ne portera pas non plus le nom d’un illustre ancien du club. «Il faut être raisonnable, c’est une opération commerciale, le naming sera une source de recettes considérables», a précisé Jean-Louis Triaud.