Bordeaux : Les Boxers explosent le mercato !

HOCKEY SUR GLACE Un recrutement première classe, des ambitions élevées, les Boxers sont déjà prêts pour la prochaine saison… 

Laurent Brun

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Bordeaux, le 31 mars 2015 - Match de hockey Boxers-Anglet.
Bordeaux, le 31 mars 2015 - Match de hockey Boxers-Anglet. — Marc Nouaux / 20 Minutes

Depuis leur montée en Ligue Magnus (plus haute division nationale), et plus particulièrement depuis la fin de semaine dernière, les Boxers accélèrent leur recrutement. C’est en rafale que les résidents de Mériadeck ont déclenché leur mercato.

Et avec du lourd! Après Kevin Dusseau (défenseur/Gothiques d’Amiens, France, 23 ans), Francis Charland (buteur/Dragons de Rouen, Canada, 27 ans), Julien Desrosiers (pointeur/Dragons de Rouen, France-Canada, 34 ans), Jonathan Janil (défenseur/Dragons de Rouen, France, 27 ans), c’est Jean-Christophe Gauthier (attaquant/Drakkars de Caen, Canada, 25 ans) qui a paraphé lundi un contrat avec le club girondin. Un casting de rêve, pour une formation tout juste promue parmi l’élite, mais à l’ambition affichée.

Comme le… PSG!

À l’instar des plus gros clubs de foot, les Aquitains se donnent les moyens de jouer les premiers rôles, dans le haut du tableau. Car après le titre de champion de D1 (deuxième échelon national), et un statut en SASP (société anonyme sportive professionnelle) solide, la voie est libre. L’attractivité sportive, celle d’une ville dans laquelle  il fait bon vivre, une capacité financière supplémentaire, et la perspective d’évoluer dans une patinoire bondée – l’une des plus grosses affluences du pays –, séduisent les gros calibres du plateau. Un peu à la stupéfaction générale, il faut le reconnaître.

«Ce recrutement est une surprise parce qu’en principe, une équipe qui monte semble plus calibrée pour jouer le maintien. Mais décrocher (sic) des joueurs majeurs de places fortes de Ligue Magnus, tel que Rouen ou Amiens, notamment, c’est incroyable», indique David Fontanier, speaker officiel des Boxers.

«On va marquer des buts, c’est sûr !»  

Si l’enthousiasme est justifié, la prudence reste de mise. «Par la suite, il faut que la mayonnaise prenne, parce qu’au final, ça n’augure rien de définitif non plus, relativise ce témoin privilégié de l’ascension du groupe de Martin Lacroix. Mais ça amplifie l’impatience de retrouver Mériadeck, car il y a une longue trêve jusqu’à la saison prochaine. Vu les paires recrutées, on va marquer des buts, c’est sûr, mais il faut savoir que les autres formations se renforcent qualitativement aussi», conclut, dans un large sourire, David Fontanier. En tribune, comme sur la glace, tout le monde est donc fin prêt à mettre le feu à la patinoire.