VIDEO. Aquitaine: Justine Dupont, surfeuse de l’extrême

SPORT La Canaulaise, qui s’affirme comme l’une des meilleures surfeuses mondiales de gros, n’est pas rassasiée…     

Laurent Brun

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Justine Dupont s'entraîne actuellement dans les Landes.
Justine Dupont s'entraîne actuellement dans les Landes. — Fernadez Nicolas, surfcoaching

À 23 ans, elle a déjà tout fracassé ou presque ! Justine Dupont, jeune femme à l’énergie débordante, n’a pas peur de se mesurer à ce qui se fait de plus gros sur Terre. Ou sur mer, plus exactement. La Canaulaise, venue au surf en famille dès l’âge de onze ans à Lacanau-Océan, n’a plus jamais quitté l’écume.

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Respectueuse, humble et toujours souriante, l’insouciance n’est chez elle qu’en façade. Car sous des airs de fille du littoral lambda, Justine est une « big wave rideuse». Entendre, une surfeuse de l’extrême. Soit l’assurance d’appartenir à un club très fermé ; celui des VIP du danger. Quand ses semblables bronzent en bikini, elle, elle shoote le gros! Mavericks (Californie, USA), Aileens et Mullaghmore (Irlande), entre autres, mais surtout Belharra (Pays Basque).

Une décharge d’adrénaline

Une succession d’exploits, dont le dernier cité a fait frissonner la planète glisse. C’était en octobre 2013, au large d’Urrugne, sur une vague de haut-fond. Armée de courage et prête pour une décharge d’adrénaline unique, Justine Dupont a raflé, ce jour-là, le record de la plus grosse vague jamais surfée par une femme.

Quinze mètres de haut, ça plante le décor! Et tant pis pour sa modestie. «Belharra, c’était l’inconnue… J’ai aimé l’expérience de cette journée. J’adore cette énergie, celle que j’ai dans ces moments-là, confie-t-elle. La veille, bien sûr, j’ai l’appréhension, mais le jour J. c’est l’excitation. Ressentir autant de vitesse, d’émotion… c’est incroyable.»

Se requalifier au plus tôt

Adepte des manœuvres radicales, l’un de ses points forts, elle n’hésite pas à alterner short board et long board. Deux approches différentes, mais indissociables de son mode de vie. Stylée, brillante, elle fait partie des sportifs de haut niveau qui repoussent sans cesse les limites.

Passionnée et pro jusqu’à la pointe de ses bouclettes blondes, elle se concentre sur un quotidien moins agité. «Je suis actuellement à Seignosse, dans les Landes, où je surfe tous les jours. Comme j’ai commencé la saison professionnelle moyennement, je m’entraîne pendant deux mois pour rebondir en compétition, catégorie short board, reconnait-elle. J’espère réaliser aux moins deux bonnes performances prochainement. J’évolue dans le circuit de qualification [Women’s Qualifying series], mais dans l’optique de me requalifier sur le tour majeur.»

Ambitieuse, elle n’en perd pas de vue ses priorités. «En short board, j’ai une compétition prévue aux Mexique, au mois de juin [à Los Cabos] où je n’ai pas pu aller l’an dernier, en raison d’un trip promotionnel à Hawaii, explique l’égérie des teams Red Bull et Billabong. J’étais déçue, c’est pour ça que je souhaite faire mieux. Et fin novembre, en long board, j’en ai une autre en Chine [à Taiwan].» En attendant que la saison de gros surf redémarre, en automne… Incorrigible !