Bordeaux: «Le futur pont Jean-Jacques Bosc pourra accueillir des foires ou des expositions…»

Mickaël Bosredon

— 

Vue aérienne du futur pont Jean-Jacques Bosc à Bordeaux
Vue aérienne du futur pont Jean-Jacques Bosc à Bordeaux — OMA Clément Blanchet/Rem Khoolaas

La barge installée au milieu de la Garonne entre Bègles et Floirac vient d’achever l’examen du sol du fleuve.

La barge sondant la Garonne pour le futur pont Jean-Jacques Bosc à Bordeaux - MBOSREDON/20MINUTES

Cette phase de reconnaissance doit permettre de déterminer le type de fondations qui sera choisi pour réaliser le futur pont Jean-Jacques Bosc, qui franchira le fleuve dans le prolongement du boulevard du même nom à Bègles, jusqu’à Floirac dans le quartier où sera réalisée la future grande salle de spectacles.

Vue du futur pont Jean-Jacques Bosc à Bordeaux, côté rive droite - OMA Clément Blanchet/Rem Khoolaas

Les forages ont été réalisés jusqu’à trente mètres de profondeur. «On y a trouvé de la marne, des sables et du gravier» explique Olivier Hauquin, chargé du projet Jean-Jacques Bosc à la Métropole de Bordeaux, le maître d’ouvrage. «Rien de très surprenant donc, puisque ce sont les mêmes matières que nous avions trouvées pour la réalisation du pont Chaban-Delmas» poursuit le technicien.

«Les marnes c’est ce qu’il y a de mieux, car c’est une matière compacte dans laquelle on peut ancrer des pieux reliés par du béton, sur lesquels les piles du pont vont venir reposer, ou bien on peut venir se poser dessus.»

Circulations routières d’un côté, piétonnes de l’autre

D’une longueur de 549m, le pont Jean-Jacques Bosc sera plus long de 110 mètres que le pont Chaban-Delmas, et il s’appuiera sur huit piles. D’une largeur de 44 mètres, il aura une envergure similaire à Chaban-Delmas, mais «les deux structures sont difficilement comparables» insiste Olivier Hauquin. «On frôle les 42m au niveau le plus large sur Chaban-Delmas, mais on a deux fois six mètres de vide. Et l’autre différence, c’est la circulation qui sera désaxée sur le pont Jean-Jacques Bosc, puisqu’on se retrouve avec une circulation routière à l’amont du pont, et la circulation piétonne sur l’aval.

Circulations piétonnes sur le futur pont Jean-Jacques Bosc à Bordeaux - OMA Clément Blanchet/Rem Khoolaas

«Cela veut dire que toutes les charges seront sur un côté, il faudra donc rééquilibrer côté circulations douces. Il y aura deux fois deux voies pour la circulation routière, plus deux fois une voie pour le transport en commun au milieu, qui représente une frontière de huit mètres de large entre la circulation routière et piétonne. Le pont sera dimensionné pour recevoir la charge maximale en termes de transports en commun, à savoir un tram-train.»

La méthode de construction n’a pas encore été définie. «Les poutres métalliques peuvent être poussées au fur et à mesure après leur assemblage sur la rive, ou arriver par voie maritime, même si là il faut passer le pont de Pierre donc ce sera impossible de faire venir des structures aussi importantes que pour le pont Chaban.»

«Une finition beaucoup plus léchée»

Contrairement au pont Chaban qui est un pont levant, Jean-Jacques Bosc restera un ouvrage classique, essentiellement réalisé en métal, «avec une finition plus léchée qui sera un enrobé avec un granulat clair et une teinte grise. Sur l’habillage du pont il y aura beaucoup de mobiliers, des bancs, de l’éclairage…» Un élément sur lequel insiste Claude Mellier, vice-présidente de Bordeaux Métropole. «C’est un vrai pont urbain qui sera habité par des activités festives, voire économiques. Il pourra y avoir des foires, des expositions, des activités sportives…»

Sur la rive gauche il viendra reposer sur une culée et passera au-dessus de la voie rapide longeant la Garonne.


Vue du futur pont Jean-Jacques Bosc à Bordeaux, côté rive gauche - OMA Clément Blanchet/Rem Khoolaas

D'un montant de 126 millions d’euros, il doit être livré d’ici à la fin de l’été 2019 par le cabinet OMA Clément Blanchet/Rem Khoolaas, qui avait remporté l’appel à projets.