Bordeaux: Juppé met en garde contre un «scrutin bidouillé» lors de la primaire UMP

POLITIQUE Le maire de Bordeaux prévient qu'il se présentera au premier tour de la présidentielle de 2017 si les conditions à une primaire ouverte en 2016 ne sont pas réunies...

20 Minutes avec AFP
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Le 23 mars 2014, Alain Juppé est réélu dès le premier tour des élections municipales.
Le 23 mars 2014, Alain Juppé est réélu dès le premier tour des élections municipales. — SEBASTIEN ORTOLA/20 MINUTES

Alain Juppé a mis en garde, dans un entretien accordé à La Tribune, contre un «scrutin bidouillé» lors de la primaire à droite en vue de l'élection présidentielle de 2017. Ce jeudi, l'UMP aurait accouché d'une charte concernant cette primaire.

«S'il s'agit d'une primaire ouverte à tous les sympathisants de la droite et du centre, j'aurai ma chance. En revanche, si le scrutin est "bidouillé" pour rééditer le scénario de l'élection du président de l'UMP, cette élection ne sera pas de nature à créer une véritable dynamique. Si la deuxième option prévaut, je me présenterai donc, je l'ai déjà annoncé, au premier tour de l'élection présidentielle en 2017», a répondu l'ancien Premier ministre et maire de Bordeaux.

Qu'est-ce qui le différencie de Nicolas Sarkozy? «C'est très simple: regardez-nous !», a-t-il répliqué.

«Exciter le sentiment musulman ne sert à rien»

«Nous avons beaucoup de choses en commun car nous sommes de la même famille politique. Comme lui, je pense que la laïcité doit fonctionner dans les deux sens. Chacun doit pouvoir vivre sa religion librement mais toutes les religions doivent respecter les principes de l'Etat. En revanche, il n'est pas nécessaire de verser de l'huile sur le feu en permanence», a développé Alain Juppé.

«Sur les menus dans les cantines, par exemple, il faut laisser le choix aux élèves. C'est ce qui se passe à Bordeaux comme dans toutes les villes et cela fonctionne très bien. De même, voir une étudiante avec un foulard sur la tête à l'université ne m'indigne pas. Calmons-nous! Exciter le sentiment antimusulman ne sert à rien», a-t-il poursuivi.

Nicolas Sarkozy a prôné, pendant la campagne pour les élections départementales, la suppression des menus de substitutions dans les cantines scolaires s'attirant des critiques jusque dans son propre parti. L'ancien chef de l'Etat, partisan d'une «règle républicaine sans faiblesse», s'est également prononcé pour l'interdiction du voile à l'université.