Retour de Gourcuff à Bordeaux: Ces joueurs qui sont revenus dans le club où ils ont brillé

FOOTBALL Revenir sur les traces de ses exploits est rarement une bonne chose en Ligue 1…

Marc Nouaux

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Johan Micoud (à d.) avec Alou Diarra lors de son deuxième passage aux Girondins de Bordeaux, le 20 avril 2008.
Johan Micoud (à d.) avec Alou Diarra lors de son deuxième passage aux Girondins de Bordeaux, le 20 avril 2008. — REMY GABALDA/AP/SIPA

Yoann Gourcuff reviendra-t-il à Bordeaux? C’est la grande question que se posent tous les supporteurs girondins ce mercredi. C’est l’occasion de se souvenir de tous ces joueurs qui ont décidé d’aller se relancer à l’endroit où ils avaient brillé quelques années plus tôt. Des choix de carrière rarement couronnés de succès.

Dugarry (1989-96 et 2000-03), Laslandes (1997-2001 et 2004-07) et Micoud (1996-2000 et 2006-08) à Bordeaux

Bordeaux s’est fait une spécialité de relancer ses anciennes gloires. Christophe Dugarry, parti à Milan, Barcelone et Marseille, est revenu au club trois ans et demi après l’avoir quitté. S’il a conservé son statut d’international en Gironde, le héros du Bordeaux-Milan AC de 1996 n’a remporté qu’une Coupe de la ligue, avant de partir par la petite porte, en janvier 2003, direction Birmingham. Laslandes, champion de France en 1999, est venu apporter son expérience pendant deux ans et demi entre 2004 et janvier 2007, inscrivant 9 buts en Ligue 1. Peu utilisé par Ricardo sur la fin, il repart à Nice finir sa carrière. Le come-back de Micoud ne restera pas non plus dans les annales. Titré en 1999, il revient en 2006 après six saisons loin de Gironde où il s’était révélé. Présenté comme l’atout numéro un en début de saison, il est plutôt critiqué pour sa lenteur et ne fait pas l’unanimité auprès du public. Deux ans plus tard, Blanc choisit de ne pas le prolonger pour miser sur… Gourcuff. Et «Jo» décide de prendre sa retraite.

Giuly à Monaco (1998-2004 et 2011-12)

Champion de France, finaliste de la Ligue des champions et vainqueur de la Coupe de la ligue avec Monaco, Giuly a passé six ans et demi sur le rocher. Son départ au sommet de son art n’a pas coïncidé avec son état de forme au retour. A 35 ans, en 2011, il a tenté de donner un coup de main en Ligue 2 mais Ranieri l’a gentiment poussé vers la sortie un an plus tard. Un come-back loupé.

Barthez à Marseille (1992-1995 et 2004-06)

Vainqueur de la Ligue des champions en 1993 avec l’OM, Barthez s’est esquivé de la Cannebière pendant neuf ans. En disgrâce à Manchester United, il décide de se relancer à Marseille en 2004, deux ans et demi avant sa dernière Coupe du monde. Finaliste de la Coupe de l’UEFA d’abord, il se distingue ensuite par son fameux crachat en direction d’un arbitre lors d’un match amical en février 2005, écopant de six mois de suspension. A son retour, il parvient à garder un niveau de performance suffisant pour rester titulaire avec les Bleus jusqu’en 2006. Mais l’OM préférant lancer sa jeune doublure, Cédric Carrasso, «Fabulous Fab» ira terminer sa carrière ailleurs.

Vairelles à Lens (1995-1999 et 2003)

Le chouchou de Bollaert à la fin des années 1990. Tony Vairelles, atout offensif numéro un des Sang et Or lors du titre de champion de France en 1998, n’a pas su faire fructifier son bon début de carrière. En difficulté à Lyon, il a essayé de se relancer dans le Pas-de-Calais en 2003, quatre ans après son départ. Deux buts en douze matchs, trop peu pour espérer être conservé par un club aux ambitions européennes. Ensuite, une longue traversée du désert et quelques moments de bonheur comme son passage à Bastia en 2004-2005.

Frau à Sochaux (1997-2004 et 2013-14)

59 buts en championnat avec son club formateur avant de partir pour de plus grands clubs. Pierre-Alain Frau, vainqueur de la Coupe de la ligue avec Sochaux en 2004, était un des attaquants en vogue au début des années 2000. Mais il n’a jamais su confirmer les espoirs qui étaient placés en lui, enchaînant les échecs (sauf à Lille) dans ses différents clubs. En novembre 2013, il décide de revenir dans le Doubs pour essayer d’aider son club formateur à sauver sa tête en Ligue 1. Utilisé sept fois par Hervé Renard, il ne parvient même pas à inscrire le moindre but. Puis arrête sa carrière.