Bordeaux: Les associations réunies place Pey-Berland, pour dénoncer la fin de la trêve hivernale

SOCIAL Les associations de l'urgence sociale demandent la fin d'«une gestion au thermomètre»...

Elsa Provenzano
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Rassemblement contre la fin de la trêve hivernale.
Rassemblement contre la fin de la trêve hivernale. — E.Provenzano / 20 Minutes

La trêve hivernale se termine au 31 mars, ce mardi. Ce qui signifie qu'au 1er avril, les expulsions locatives peuvent reprendre et des ménages démunis peuvent se retrouver à la rue. Une situation que dénoncent les structures regroupées au sein du collectif des associations de l'urgence et de la solidarité en Aquitaine (CAUSA) qui ont organisé un rassemblement en fin de matinée, sur la place Pey-Berland. Une centaine de manifestants étaient présents pour refuser que des personnes aillent ou retournent à la rue, à l'issue de cette trêve hivernale.

Pas de toit, pas d'emploi

La fin de la trêve hivernale c'est aussi, pour les personnes à la rue, l'espoir de trouver un hébergement d'urgence qui s'amenuise. «On dormait dans le parking Monoprix mais les flics nous ont expulsés ce mardi matin», raconte Titi, 29 ans, venu participer au rassemblement. «Il y a plein d'immeubles inoccupés à Bordeaux et cela pourrait être pour nous», ajoute Diego, qui vit à ses côtés dans la rue. Un de leurs amis attend depuis 1 an et demi une place d'hébergement.

Au micro, les représentants associatifs se succèdent pour évoquer les cas de personnes fragiles ( malades, retraités etc.) qui ont été expulsés de leurs logements. Un jeune homme hébergé au centre Trégey et aidé par la Halte33 explique : «Ne pas avoir de toit, cela signifie aussi ne pas avoir de boulot. Quand on est SDF, on est dans un puits et on a besoin d'être aidé pour atteindre la lumière».