Climat houleux à Port-Médoc

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Un expert nommé par le tribunal administratif de Bordeaux passe au crible le port de plaisance du Verdon, après une requête déposée par une trentaine d'investisseurs. Membres de l'association des investisseurs et utilisateurs (AIU) de Port-Médoc, ils dénoncent l'impossibilité de rentabiliser leurs anneaux. « Notre objectif était de les louer, explique Jocelyne Hamm, vice-présidente de l'AIU. Or, des erreurs de conception et de construction empêchent le port de fonctionner. Les 80 000 € que j'ai investis depuis 2004 ne m'ont rapporté que 130 € ! »

Problème numéro un : la digue nord, trop courte pour faire barrage à la houle. Outre les dégâts - soixante petits pontons (catways) ont été détruits cet hiver et plusieurs bateaux endommagés -, il est presque impossible de dormir à bord de son bateau. « On a construit un port de plaisance méditerranéen sur l'océan Atlantique », raille l'association. Le directeur du port, Jacques Raut, ne veut pas polémiquer : « Nous n'avons pas attendu cette action en justice pour nous préoccuper de la digue, assure-t-il. Son prolongement fera l'objet d'une enquête publique après les élections législatives, et les travaux pourraient démarrer à l'automne. »

Une perspective qui ne satisfait pas les utilisateurs. L'AIU attend un dédommagement de Guintoli Marine, société gestionnaire du port, ainsi que de la communauté de communes de la pointe du Verdon, maître d'ouvrage. Les investisseurs demandent également le report du début de leurs contrats à la date où le port sera homologué.

anneaux Sur les 800 anneaux de Port-Médoc, 320 ont été vendus en amodiation pour une durée de cinq, dix, vingt ou quarante ans. Par ailleurs, 230 anneaux sont loués à l'année. Le port de plaisance est ouvert depuis juin 2004 et ne fait toujours pas le plein.