Bordeaux: «Ça me fait penser à l’année de la montée», raconte Hugh Chalmers

RUGBY Le troisième-ligne de l’UBB juge l’évolution de son club où il est fidèle depuis 2008…

Propos recueillis par Marc Nouaux

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Hugh Chalmers, le troisième ligne de l'UBB.
Hugh Chalmers, le troisième ligne de l'UBB. — Michel Campistrau

Hugh Chalmers est un personnage vraiment atypique et sympathique. Tout le temps le mot pour rire, avec son large sourire derrière sa barbe rousse, le troisième ligne néo-zélandais de 30 ans, arrivé en Gironde en 2008, évoque la fin de saison de l’UBB et son évolution au sein d’un club qui a grandi en même temps que lui.

Batailler pour entrer dans le Top 6, c’est une nouvelle situation pour vous…

Ça me fait un peu penser à l’année de la montée [2010-2011]. On était juste en dehors des cinq, on était proche, on flirtait… Si on reste bien dans notre façon de jouer, si on ne se ment pas entre nous, on ne sait jamais, mais on peut faire la même chose. Peut-être que si ça a marché cette année-là, ça pourrait marcher encore cette année.

Comment avez-vous vécu l’évolution du club depuis votre arrivée?

Je pense que l’on est obligé d’avoir l’esprit qui évolue, si tu stagnes, tu ne vas pas aller très loin. On doit toujours s’adapter.

Malgré le renforcement de l’équipe et les changements de coach, vous êtes-vous toujours là et vous jouez régulièrement…

J’ai essayé de prendre le maximum que je peux de chaque entraîneur et m’adapter au jeu qu’ils me demandent… Jusque-là, ça me convient bien.

Comme un symbole, vous progressez personnellement chaque année, à l’image de la progression du club…

[sourire gêné] C’est vous qui le dîtes… J’espère que oui car le club ne fait que progresser et j’aimerais bien le suivre car il ne faut pas stagner.

La grosse concurrence à venir à votre poste, ça vous motive ou ça vous effraie?

Non, ce sont ceux qui arrivent qui vont avoir peur [rires]. Non, je rigole, je trouve que c’est bien pour l’équipe, c’est ça qui compte. Tout ce qui fait partie de cette équipe, c’est du positif. Oui, je pourrais me dire, ‘’put… c’est du lourd qui arrive, ça va être dur’’, mais quand tu es dans le sport de haut niveau, tu dois faire face à la concurrence. Moi, je suis mauvais perdant, je suis toujours à fond dans la compétition mais je comprends que c’est bon pour l’équipe et que l’on joue au haut niveau. On ne peut pas lâcher.