Bordeaux: Le Stade Bordelais dans le bon wagon pour accéder au National

FOOTBALL Le deuxième club de Bordeaux aimerait s’extirper de son championnat de CFA…

Marc Nouaux
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Les joueurs du Stade Bordelais qui évoluent en CFA.
Les joueurs du Stade Bordelais qui évoluent en CFA. — STADE BORDELAIS FOOTBALL

Et si c’était la saison du Stade Bordelais? Très bien positionné dans son groupe D de CFA, le premier niveau de foot amateur, l’équivalent du quatrième échelon national, le deuxième club de Bordeaux peut envisager une montée à l’issue de la saison.

Positionné à la quatrième place à huit journées du terme, à deux points des trois équipes qui sont à égalité en tête, le Stade devra être performant dans ses confrontations directes (il se déplacera à Concarneau et Trélissac à la fin, deux membres du Top 5) pour décrocher le graal (un seul club, le mieux classé en dehors des réserves professionnelles, peut accéder à la division supérieure).

«On ferait les efforts les uns et les autres»

«Oui, on est ambitieux, annonce le président du club, Alain Fournier. Sinon, on ferait de la garderie. Si on veut que nos matchs à Trélissac et à Concarneau aient un enjeu à la fin de la saison, on doit être régulier jusque-là pour rester dans le coup.»

Si l’ambition sportive est au rendez-vous, c’est que le Stade Bordelais se sent assez solide pour assumer une montée sans se brûler les ailes, dans une division où, de nombreux clubs se sont effondrés et ont dû subir des rétrogradations administratives.

«On se débrouillerait, rassure Fournier. On ferait les efforts les uns et les autres. On est bien structuré au niveau médical et au niveau de l’organisation de l’équipe première. Pour le terrain, la FFF m’a assuré qu’il était classé pour jouer en national.»

Il manquerait autour de 60.000 euros en cas de montée

En termes de budget, avec les 200.000 euros supplémentaires qui devraient être alloués par la FFF pour les déplacements, il ne manquerait que 60.000 euros pour franchir le cap du million d’euros (le budget actuel se situe autour de 750.000 euros).

«Pour la constitution de l’équipe, on peut faire avec ce que l’on a, insiste Fournier. Aujourd’hui, certains sont rémunérés alors qu’ils ne jouent pratiquement pas. Et on peut se dire aussi qu’il y aura des recettes supplémentaires au guichet en cas de montée [aujourd’hui, le club qui évolue au Bouscat n’attire pas les foules puisqu’il n’y a en moyenne que 300 personnes par match] car en dehors des gros matchs, on a du mal à faire le plein.»

Un partenariat avec les Girondins peut s’envisager

Atteindre le national serait aussi le meilleur moyen pour le Stade de s’affirmer comme la deuxième puissance régionale derrière les Girondins de Bordeaux et de devancer ainsi Trélissac et Pau, également en course pour la montée. Cela pourrait d’ailleurs être l’occasion de signer un partenariat avec les Girondins, dans l’optique de se faire prêter des joueurs.

«On en a déjà discuté avec Alain Deveseleer [directeur général des Girondins] et il n’y voit pas d’inconvénient. Ce n’est pas nous qui décidons et je sais que les gamins qui sont en CFA préfèrent être prêtés en Ligue 2 plutôt qu’en national mais pour ceux qui n’ont pas encore le niveau, cela peut être un bon tremplin. Moi, j’aime le territoire et si on doit se rapprocher d’un club pro, je préférerais que ce soit avec les Girondins.» Mais avant cela, il faut que la réussite sportive soit au rendez-vous.