Départementales: La gauche en bonne posture pour le second tour, en Aquitaine

ELECTIONS Le PS et l'Union de la gauche pourraient garder quatre des cinq départements d'Aquitaine...

E.P. avec AFP

— 

Illustration du scrutin pour les départementales. AFP PHOTO / RAYMOND ROIG
Illustration du scrutin pour les départementales. AFP PHOTO / RAYMOND ROIG — AFP

En Aquitaine, la gauche a déjoué les pronostics les plus pessimistes dimanche et est en passe de pouvoir conserver quatre de ses cinq départements et notamment le plus important, la Gironde, laissant peut-être seulement filer les Pyrénées-Atlantiques.

En Gironde des triangulaires favorables à la gauche

Au deuxième tour des départementales, dimanche prochain, la gauche est en passe de préserver la Gironde à la faveur de la dizaine de triangulaires où se maintient le Front national, qui a fait une poussée notable, et du report de voix d'une gauche partie souvent divisée.

L'union de la droite, partie en rangs serrés (UMP-UDI-MoDem-CPNT), ne dispose, elle, que d'un très faible réservoir de voix. Elle est en tête dans quatre cantons de Bordeaux et enlève le cinquième dès le premier tour mais le PS devrait garder deux cantons dans la métropole.

Le PS sauve les meubles dans ses bastions(Mérignac, Pessac, Sud Gironde, etc.), mais le Front national effectue une très forte poussée dans les secteurs ruraux.

La gauche, si elle arrive à mobiliser les voix des écologistes, communistes et divers au second tour, pourrait trouver un successeur au sénateur PS Philippe Madrelle, qui dirigeait le département depuis 1988.

Elle pourrait perdre les Pyrénées Atlantiques

La gauche pourrait bien n'avoir gardé les rênes des Pyrénées-Atlantiques que l'espace d'un mandat tant la droite, fortement imprégnée de centrisme dans ce département où François Bayrou a arraché Pau au PS en 2014, apparaît en bonne posture au soir du 1er tour.

Dans ce département dirigé par le centre-droit de la Libération à 2011, le président sortant, le socialiste Georges Labazée, ne se représentait pas.Candidat de François Bayrou et soutenu par l'UMP, Jean-Jacques Lasserre, sénateur MoDem en ballottage plus que favorable dans son canton de Bidache, est bien parti pour lui succéder.

La gauche devrait rester majoritaire dans le Lot et Garonne

Dans le Lot-et-Garonne, la gauche limite les dégâts et devrait rester majoritaire dans un département qui a été durant des décennies dans le giron de la droite. Celle-ci y pâtit d'une forte poussée du FN dans un département rural et agricole, où le parti d'extrême droite obtient 27% des suffrages en moyenne et sera présent dans 18 des 21 cantons au second tour! Les nombreuses triangulaires devraient toutefois profiter aux binômes de gauche.

Dans le canton de Villeneuve-sur-Lot-2, le secrétaire départemental du FN, Etienne Bousquet-Cassagne, arrive en tête avec 36% des voix, devant le maire PS de la ville et conseiller général sortant, Patrick Cassany (30%). Mais ce dernier devrait bénéficier d'un important report des voix de gauche et écologistes, ainsi que d'une partie des voix des candidats UMP et divers droite qui ne peuvent se maintenir.

Bon score du PS en Dordogne

En Dordogne, terre historique de gauche, la majorité départementale sortante obtient un résultat au-delà de ses espérances malgré une poussée du Front national qui est en position de se maintenir dans 10 des 25 cantons.

Dans la banlieue de Périgueux, le PS et le vice-président sortant du PC sont arrivés tous deux en tête et se départageront le 29 mars. La succession de Bernard Cazeau, sénateur et président du département depuis 1993, devrait être assurée par le député PS Germinal Peiro qui a frôlé l'élection au 1er tour.

Emmanuelli réélu au premier tour dans les Landes

Dans les Landes, le «baron» socialiste Henri Emmanuelli, nullement émoussé par ses 33 années de règne, a été réélu dès le premier tour, repoussant l'assaut de la droite, pourtant pour une fois unie sous la bannière du maire MoDem de Mont-de-Marsan, Geneviève Darrieussecq.