Gironde: Cinq résidents expropriés du Signal ont entamé une grève de la faim

SOCIETE Ils veulent obtenir de meilleures conditions d'indemnisation...

E.P. avec AFP
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Soulac-sur-Mer, 6 janvier 2014. - La residence "Le Signal". L'erosion de la cote Aquitaine tres visible sur les bords de l'ocean au niveau de Soulac-sur-Mer. L'embleme de l'erosion des cotes en Aquitaine est la residence "Le Signal" desormais situee au pied de l'ocean et menace par l'erosion. - Photo : Sebastien Ortola
Soulac-sur-Mer, 6 janvier 2014. - La residence "Le Signal". L'erosion de la cote Aquitaine tres visible sur les bords de l'ocean au niveau de Soulac-sur-Mer. L'embleme de l'erosion des cotes en Aquitaine est la residence "Le Signal" desormais situee au pied de l'ocean et menace par l'erosion. - Photo : Sebastien Ortola — SEBASTIEN ORTOLA

Cinq habitants de l'immeuble dit «Le Signal», à Soulac, profitent de la grande marée pour attirer l'attention sur leurs demandes d'indemnisation, après leur expropriation devant le danger d'effondrement, en entamant une grève de la faim. 

Marqueur connu de l'érosion côtière en Aquitaine distant d'environ 200 m du rivage il y a 45 ans, l'immeuble de quatre étages datant des années 1960 est aujourd'hui au pied d'une petite falaise sableuse, et est menacé à terme de s'effondrer. Fin janvier 2014, les résidents ont reçu une interdiction d'habitation face à un arrêté de péril pris par la préfecture de département.

La valeur des appartements a beaucoup chuté

Sous la surveillance de deux médecins, cinq propriétaires ont entamé vendredi soir une grève de la faim. Ils demandent une meilleure prise en compte par l'État et les collectivités de leur dossier d'indemnisation, estimant nécessaire une révision de la valeur de leur bien.

«Ce sont des appartements qui valaient jusqu'à 170.000 euros avant les tempêtes et on nous en donne seulement 20.000 euros. C'est énorme, il faut se mettre à notre place. Si on fait une grève de la faim c'est pour aboutir à quelque chose», a indiqué Martine, 62 ans, propriétaire d'un appartement.

En septembre dernier, le tribunal administratif avait exempté les collectivités locales et l'État de toute obligation d'indemnisation, et une enveloppe de 1,5 million d'euros pour les 78 appartements avait été débloquée.