Bordeaux: Impatience des ultras et optimisme des Girondins pour «l’adieu à Lescure»

FOOTBALL A bientôt un mois et demi du dernier match des Girondins à Chaban-Delmas, on s’agite en coulisses pour préparer l’évènement…

Marc Nouaux

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Les ultramarines, supporteurs des Girondins de Bordeaux.
Les ultramarines, supporteurs des Girondins de Bordeaux. — JEAN-PIERRE MULLER / AFP

«On n’a toujours pas d’autorisation de la part des pouvoirs publics et cela commence à nous impatienter.» Laurent Perpigna, un des porte-paroles des Ultramarines, ne masque pas son agacement. A un peu plus d’un mois et demi du dernier match des Girondins à Chaban-Delmas (face à Nantes, le 9 mai), le groupe principal de supporteurs du club bordelais ne sait pas encore si ses projets d’animation pour son «Adieu à Lescure» pourront voir le jour.

«On avance sur tous les sujets, rassure de son côté, David Lafarge, directeur de l’organisation et de la sécurité des Girondins. Il faut savoir que tout cela est complexe et que moi, je préfère prendre mon temps. Je privilégie la patience et des réponses positives plutôt que de forcer la décision et d’avoir des "non" en retour.»

Un village animation Place de la République?

L’idée des ultras est de mettre en place un village au centre-ville (ils souhaitent la place de la République comme lieu mais sont ouverts à d’autres solutions) avec des animations (scène pour accueillir d’anciens joueurs, écran géant, point de restauration…), puis d'organiser une marche jusqu’au stade.

Il faudra également gérer la problématique de la mise en place des tifos pendant le match ainsi que celle de l’après-match. Les ultras demandent la possibilité de rester à l’intérieur de l’enceinte jusqu’aux alentours de 1h du matin, avec l’installation d’une scène pour continuer les animations.

«C’est complexe car je fois réunir les bonnes personnes de la mairie, de la préfecture et de la police autour de la table, explique David Lafarge. Cela prend du temps, et nous avons aussi la problématique de l’installation dans le Nouveau stade à gérer, sans compter les affaires courantes, comme le déplacement à Toulouse ce week-end.»

Les ultras ont trouvé un local à Saint-Jean d’Illac

Pas de crainte toutefois que rien ne soit mis en place. «Pour nous, c’est inconcevable que l’on ne puisse pas faire les choses comme il faut, insiste Laurent Perpigna. On ne peut pas quitter ce stade comme ça. On espère que les choses vont vite bouger. L’adieu à Lescure mérite mieux qu’un pique-nique sur un parking.»

En attendant, les ultras sont dans les temps en ce qui concerne la conception de leurs tifos. La mairie de Saint-Jean d’Illac leur prête un local dans les prochains jours. «On est en colère car la mairie de Bordeaux ne nous même pas appelé malgré nos demandes, s'insurge Perpigna. On ne nous aide pas et on sait qu'il y aura de la récupération derrière, lorsque le tifo aura été fait.» «On a déjà acté 90% de l’ensemble des tifos, se satisfait de son côté David Lafarge. Pour le reste, c’est une question de matériel qu’il faut encore résoudre. On arrive presque au bout du bout.» Le rendez-vous promet d’être spectaculaire.