Adrien Rabiot, à la lutte avec Jaroslav Plasil, lors de Bordeaux-PSG, le 15 mars 2015.
Adrien Rabiot, à la lutte avec Jaroslav Plasil, lors de Bordeaux-PSG, le 15 mars 2015. — NICOLAS TUCAT / AFP

FOOTBALL

Bordeaux: Plasil a retrouvé une seconde jeunesse avec les Girondins

Redevenu indispensable à Bordeaux, le milieu tchèque sera en fin de contrat en juin prochain…

Il a retrouvé une seconde jeunesse. A 33 ans, Jaroslav Plasil est redevenu cet élément clé des Girondins, comme il avait déjà pu l’être entre 2010 et 2012. Régulièrement bien noté dans le quotidien L’Equipe et salué par ses partenaires et son staff, le Tchèque a semble-t-il bien digéré ses deux précédentes saisons, où, entre ses relations fraîches avec Francis Gillot et son prêt à Catane où il a connu une relégation, il n’a pas vraiment été à la fête.

«Jaro a été énorme, a rendu hommage son coach, Willy Sagnol, après le match face au PSG. C’est le joueur le plus utilisé et même à 33 ans, il a une capacité à mettre du liant entre nos lignes qui nous fait énormément de bien.»

Un système dans lequel il s’intègre parfaitement

Le nouveau schéma tactique utilisé par Sagnol depuis six matchs, avec un milieu en losange, sied parfaitement à Plasil, qui, lorsqu’il était arrivé à Bordeaux en 2009, était utilisé dans le même système par Laurent Blanc en Ligue 1 (et milieu offensif droit lorsque l’équipe évoluait en 4-5-1 lors des matchs les plus importants, en Ligue des champions, notamment).

Le plus gros du travail défensif étant effectué par la sentinelle (Sané, Chantôme ou Yambéré), Plasil peut plus librement se projeter vers l’avant. Sa tâche défensive constitue à couper les transmissions de l’axe vers le couloir qu’il défend, comme il l’a très bien fait encore face au PSG, dimanche. Ensuite, avec son gros volume de jeu, le Tchèque peut librement participer à la construction du jeu et peser offensivement, comme sur l’action qui a conduit au troisième but bordelais contre Paris.

Il aimerait prolonger à Bordeaux

Séduit par le discours de Sagnol en début de saison, Plasil avait fait preuve d’optimisme et affirmait avoir retrouvé l’envie de jouer à Bordeaux, après avoir été déçu par Francis Gillot dont il «ne partageait pas la philosophie de jeu». Son implication au sein du groupe a séduit en retour son entraîneur, qui en a fait l’un de ses piliers du milieu de terrain.

Après six ans au club, Plasil, qui se plaît à Bordeaux, serait bien tenté de prolonger l’aventure alors qu’il arrive en fin de contrat dans trois mois. Ses bonnes performances devraient peser dans la balance au moment de négocier avec le club. Il a encore neuf matchs pour convaincre, même si les performances qu’il aligne depuis quelques semaines plaident complètement en sa faveur.