Bordeaux: Les quatre raisons de croire encore en une qualification de l’UBB dans le Top 6

RUGBY Depuis sa défaite contre le Stade Français samedi dernier, l’Union a grillé un joker mais a des raisons d’être encore optimiste…

Marc Nouaux

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Met Talebula, le joueur de l'Union Bordeaux-Bègles (UBB) auteur de deux essais face à Toulon, le 21 février 2015.
Met Talebula, le joueur de l'Union Bordeaux-Bègles (UBB) auteur de deux essais face à Toulon, le 21 février 2015. — MEHDI FEDOUACH / AFP

Et si l’UBB parvenait quand même à atteindre les quarts de finale du Top 14? Défaite par le Stade Français, samedi dernier sur le fil (22-23), elle sait qu’il lui sera de plus en plus compliqué de se faire une place dans les six premiers du championnat. On a trouvé les quatre raisons qui poussent à être optimistes.

Un calendrier abordable

L’Union doit encore se rendre à Clermont, Castres, Lyon et Toulouse et recevoir La Rochelle, Bayonne et Oyonnax. A part le déplacement de vendredi en Auvergne, toutes les rencontres paraissent accessibles pour l’UBB (quatre matchs sur sept face à des équipes classées parmi les cinq dernières places), qui devra enfin gagner une deuxième fois en déplacement, surtout qu’elle va affronter les deux relégables actuels (Lyon et Castres). «Il n’est pas normal qu’avec sa force de frappe et ses capacités, l’Union ne parvienne pas à s’imposer davantage à l’extérieur, note Nicolas Décamps, pilier de Pau et ancien joueur bordelais. S’ils n’arrivent pas à gagner un autre match en déplacement et à faire le plein à domicile, ils ne mériteront pas d’être dans les six.»

Le retour des blessés

«Je refuse de me réfugier derrière des blessures», s’agace le président Laurent Marti. Pourtant, l’absence de certains cadres, Poux et Taofifenua à la mêlée et surtout la paire Rey-Le Bourhis au centre, peuvent expliquer certaines difficultés. «Je pense qu’ils n’ont personne capable de les remplacer au même niveau, juge Decamps. Sans Julien Rey ni Felix Le Bourhis, même si Thibault Lacroix ou Met Talebula font des bons matchs au centre, l’Union perd son style de jeu et elle est plus à l’aise quand ce sont eux qui jouent.» Rey reviendra pour La Rochelle, dans deux semaines, le retour de Le Bourhis est quant à lui prévu pour dans plus d’un mois.

L’UBB est un club surprenant

Depuis son arrivée à la tête de l’UBB en 2006, Laurent Marti n’a eu de cesse de souligner «les exploits» accomplis par son club. La montée arrachée en Top 14 arrachée contre toute attente en 2011, le maintien l’année suivante, le 41-0 contre Toulon en février 2013 alors que l’UBB était dernière après onze défaites consécutives ou encore l’incroyable finish qui a failli la propulser en phase finale l’année passée. Rien que pour cela, on peut imaginer que le club est capable de se révéler pour ce nouveau défi, poussé par ses historiques tels que Clarkin, Adams, Chalmers ou Rey.

Le retour des beaux jours

«On espère qu’avec l’arrivée des beaux jours, le jeu se remettra en place.» Laurent Marti sait que son équipe est moins à l’aise l’hiver lorsque les terrains sont boueux. Même si elle a gagné en alternance depuis quelques mois, sa force et son identité restent son jeu de lignes arrières, teinté de folie. Il faudra tout de même retrouver une certaine propreté et efficacité dans les lancements de jeu, qui ont par exemple été tous ratés face au Stade Français le week-end dernier. Pourtant, il faisait un temps magnifique.