La route de Barsac où une fillette a été trouvée morte
La route de Barsac où une fillette a été trouvée morte — Jean-Pierre Muller/AFP

FAITS-DIVERS

Fillette tuée à Barsac: La mère toujours examinée à l'hôpital

Suspectée d'avoir ouvert le feu sur sa fille de 9 ans, lundi matin à Barsac, cette femme de 33 ans va faire l'objet d'une expertise psyhiatrique mercredi...

La mère de la fillette de neuf ans, tuée d'un coup de carabine lundi matin vers 6h45 à Barsac, est toujours hospitalisée ce mardi matin dans une unité psychiatrique de l'hôpital de Cadillac. Elle est suspectée d'avoir ouvert le feu sur son enfant, après s'être garée sur le bas-côté de la route.

Le parquet de Bordeaux a indiqué ce mardi qu'il ne «communiquera pas d'information supplémentaire sur cette affaire avant jeudi 12 mars et l'ouverture probable d'une information judiciaire pour ces faits criminels (...) La mise en cause est à ce jour toujours en hospitalisation d'office et sera examinée mercredi par un expert judiciaire afin de déterminer précisément son état mental.» Le parquet confirme néanmoins qu'il s'agit bien de la mère de la fillette tuée.

Si on n'en sait pas beaucoup plus sur les circonstances du drame, la mère de 33 ans ne pouvant être auditionnée par les enquêteurs tant qu'elle est hospitalisée, l'enquête avance doucement concernant la personnalité de la suspecte.

«Drame incompréhensible»

Depuis lundi, les enquêteurs se sont attachés à reconstituer le contexte et l'entourage de la jeune femme, inconnue de la justice, sans emploi, et qui vivait avec sa fillette et une amie dans un petit village du sud-Gironde à Saint-Michel de Castelnau, à quelque 90 km de Bordeaux, comme l'a révélé mardi le quotidien Sud Ouest.

Le maire a confirmé à l'AFP que la suspecte vivait à Saint-Michel depuis deux à trois ans avec son amie, et sa fillette, née d'une union précédente et scolarisée dans un village voisin. Un foyer «sans souci aucun», un drame «incompréhensible», a commenté l'élu, Jean-Marie Zorilla, qui s'attachait mardi avec les enseignants locaux et le rectorat, à préparer le suivi psychologique des écoliers locaux.

L'ancien conjoint entendu ce mardi

Selon les premiers éléments, la mère aurait subitement quitté sa maison tôt lundi matin, avec sa fillette et son arme, dans la voiture appartenant à son amie, apparemment pour se rendre chez un tiers près de Bordeaux, pour une raison encore imprécise. C'est une panne d'essence qui l'a contrainte à l'arrêt à Barsac.

Plusieurs automobilistes se sont arrêtés au moment du drame. L'un d'entre eux a désarmé la femme, et certains ont tenté de prodiguer des soins sur la fillette qui gisait sur le bas-côté. La mère hurlait à ce moment, selon des témoignages recueillis par Sud-Ouest: «Je l'ai tuée (...) Je vais me tuer» avant de fuir à travers les vignes, où elle a été rattrapée par les gendarmes.

De nombreuses interrogations demeurent sur le déroulement précis des faits, notamment du coup de feu mortel, a-t-on indiqué de source proche du dossier, rappelant que l'hypothèse d'un coup de feu parti accidentellement ne pouvait, à ce stade, être exclue. Son ancien conjoint, le père de l'enfant, qui demeure aussi dans le sud de la Gironde, devait être entendu par les enquêteurs mardi.