Gironde: «Notre première victoire sera d’être qualifié partout au second tour»

DEPARTEMENTALES Le chef de file du groupe Gironde Positive (droite et centre) Yves d’Amécourt pense pouvoir ravir le département à la gauche…

Mickaël Bosredon

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Yves d'Amécourt, chef de file de Gironde Positive pour les départementales
Yves d'Amécourt, chef de file de Gironde Positive pour les départementales — Club de la Presse de Bordeaux

Invité du club de la presse de Bordeaux ce lundi matin, Yves d’Amécourt, chef de file de Gironde Positive (groupe qui rassemble UMP, Modem, UDI et CPNT) et candidat à la présidence du conseil général a répondu aux questions des journalistes à trois semaines des élections départementales (22 et 29 mars). Extraits.

Sur son parcours. «Maire de Sauveterre-de-Guyenne, je suis issu d’une famille d’aristocrates, on me le reproche assez souvent au conseil général, où je me fais attaquer par l’opposition parce que j’ai un nom à particule. J’ai longtemps été dans le syndicalisme viticole, avant de commencer le militantisme dans le sillage de François Fillon, que je soutiens toujours.»

Sur les chances de la droite de faire basculer le département. «La marche est haute: ils sont 50, nous sommes 13. Mais le PS s’effondre depuis les dernières élections partielles. Des cantons basculent. Et nous, nous partons unis dans tous les cantons. Notre première victoire sera d’être qualifié partout pour le second tour, et je pronostique entre quatre et dix cantons où il y aura la mort subite de la gauche dès le premier tour, notamment dans le nord et le sud Médoc, dans le Blayais.»

Sur le bilan de Philippe Madrelle. «Où sont ses grands projets? Très peu ont vu le jour, pourtant, en 36 ans de présidence, il a eu le temps. Il a utilisé le conseil général à des fins politiciennes. Il faut l’écouter, quand il parle du département, il parle de conquêtes, de cantons gagnés, pas beaucoup de la Gironde.»

Sur les économies à réaliser. «Face à la baisse des dotations de l’Etat de 85 millions d’euros, nous avons décidé que nous n’augmenterons pas la fiscalité départementale. Et on ne veut pas toucher à l’investissement, ni à l’aide aux communes et aux associations. En revanche, il est possible de ne pas remplacer 650 départs à la retraite dans les cinq ans. Comment? En mutualisant les services avec la métropole de Bordeaux notamment, ce qui nous permettra de faire mieux avec moins de personnes. Il faut aussi travailler sur les méthodes de travail au sein des 125 métiers du conseil général.»

Sur les grands équipements. «Je n’ai pas d’opposition a priori sur les équipements réalisés via des partenariats public-privé, il faut regarder au cas par cas. Sur le projet de pont sur l’estuaire que je défends, on a pris un modèle: celui du Pont de Normandie. A raison d’un trafic de 5.000 véhicules par jour, ce qui est un minimum – je pense que l’on peut atteindre entre 10.000 et 20.000 véhicules – et un péage compris entre 5 euros et 13 euros pendant cinquante ans, nous pouvons réaliser ce projet. La Gironde est le seul estuaire d’Europe qui ne possède pas de franchissement. Cet équipement franchirait l’estuaire entre le Blayais et Lamarque.»

Sur les réalisations du quotidien. «On investira plus, et mieux. Quand je vois des collèges réalisés pour 19 millions d’euros, comme à Ambarès, alors qu’à Branne il a été construit pour 5 millions, je me dis qu'il y a de l'abus et des dépenses inutiles! A condition de penser aux aménagements écologiques dès la conception, pas après. Et de faire appel à notre filière bois. Idem pour les routes. En Gironde, une route départementale coûte 1 million d’euros du kilomètre, un rond-point c’est 1 million d’euros également. C’est plus cher que dans les autres départements. Pourquoi? Parce que nous faisons venir une partie de notre granulat de l’étranger, et parce que nous le recyclons très peu.»