Bordeaux: Sous pression avant de recevoir Toulon, l’UBB se trouve entre deux eaux

RUGBY Sixième du Top 14, l’UBB est à un moment charnière de sa saison…

Marc Nouaux

— 

Raphaël Ibanez, le manageur de l'UBB, en compagnie de son entraîneur des arrières, Vincent Etcheto, le 28 décembre 2014 lors du match entre l'UBB et Brive.
Raphaël Ibanez, le manageur de l'UBB, en compagnie de son entraîneur des arrières, Vincent Etcheto, le 28 décembre 2014 lors du match entre l'UBB et Brive. — NICOLAS TUCAT / AFP

«On a une équipe pour jouer le maintien», dit Vincent Etcheto, l’entraîneur des arrières de l’Union. «L’équipe joue mal», se plaint Laurent Marti, le président. «L’UBB est un nouveau grand dans le rugby français», complimente Mourad Boudjellal, le président de Toulon. Où se situe alors le réel niveau de cette équipe?

«Je suis partagé entre les mots de Vincent et les propos des deux présidents qui sont contradictoires, a ainsi lâché, un brin agacé, le manageur, Raphaël Ibanez, deux jours avant la réception de Toulon, samedi à 14h45. Je ne sais plus trop quoi penser moi. Et le seul truc auquel je pense, c’est de me dire qu’avec les joueurs, on va livrer bataille et on verra à l’issue du match qui a vraiment raison.»

Les deux prochains matchs constituent un tournant

Jouer le double champion d’Europe et champion de France en titre est forcément compliqué mais les Girondins n’ont pas le droit à l’erreur s’ils veulent rester dans le Top 6. Deux semaines après, ils recevront le Stade Français, leader du Top 14, puis se déplaceront ensuite à Clermont. Un programme copieux.

«Il est clair qu’à l’issue de ces deux matchs à domicile, on aura une vraie indication de notre classement et de notre futur dans ce championnat», reconnaît Ibanez. Pour autant, la pression est-elle plus grande que d’habitude sur les épaules des joueurs et du staff?

«Bien sûr qu’il y a de la pression»

«On a toujours notre objectif en tête donc on essaie de faire les choses le plus sérieusement possible pour l’atteindre, répond Louis-Benoît Madaule, qui sera capitaine samedi. Bien sûr qu’il y a de la pression mais il faut aussi s’inspirer de ce que l’on a pu faire dans la saison pour avancer sur des matchs comme celui qui arrive.»

Ce mois de février charnière et particulièrement ce choc face au RCT permettra de situer l’UBB dans la hiérarchie du Top 14. En attendant, Ibanez se refuse à perdre de l’énergie à commenter la situation de son club.

«Je ne sais pas trop où me situer»

«Je vous laisse libre de réfléchir à ça, je pense qu’on est dans un milieu où chacun a le droit de s’exprimer et donner son avis, qu’il soit flatteur ou réducteur. Aujourd’hui avec tous ces commentaires, je ne sais pas trop où me situer, si ce n’est que ma place, elle est auprès des joueurs. Je ne sais pas si aujourd’hui on doit passer du temps et perdre de l’énergie à se situer, à parler du Top 6 en permanence.»

Le message du manageur est clair. Agacé par les petites phrases qui ont fusé depuis le début de la semaine et par la dernière défaite de ses hommes à Montpellier, il n’attend qu’une seule chose, que ses joueurs soient compétitifs sur la pelouse de Chaban-Delmas, samedi après-midi.