Boulanger des Landes: «Nous sommes parfois au pays d'Ubu» estime Valls

COMMERCE Le Premier ministre appelle à «libérer les énergies» alors que ce boulanger demande à travailler sept jours sur sept

M.B. avec AFP

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Une baguette de pain dans une boulangerie à Paris en août 2007.
Une baguette de pain dans une boulangerie à Paris en août 2007. — DURAND FLORENCE/SIPA

Le cas du boulanger des Landes contraint de fermer sa boutique un jour par semaine montre que la France est parfois le «pays d'Ubu», a jugé lundi le Premier ministre Manuel Valls.

«Parfois nous sommes au pays d'Ubu, et l'exemple de ce boulanger en est une belle illustration», a-t-il déclaré sur RTL. «C'est pour ça qu'il faut davantage évaluer la loi quand elle ne fonctionne pas bien et de l'autre côté, en même temps, libérer les énergies», a ajouté le Premier ministre. Il avait auparavant défendu la loi Macron, qui doit être votée mardi à l'Assemblée nationale, et apportera selon lui «un coup de jeune pour notre pays», en assouplissant notamment les règles du travail dominical.

«Soutenir les entreprises»

«La lutte contre le chômage et l'emploi sont nos priorités. Le seul moyen de faire baisser le chômage et créer de l'emploi, c'est de soutenir les entreprises», a-t-il martelé.

Le cas de Stéphane Cazenave, boulanger de Saint-Paul-lès-Dax (Landes), avait créé la polémique la semaine dernière. Après avoir ouvert sa boulangerie tous les jours de la semaine pendant plus de trois ans, en dépit d'un arrêté préfectoral datant de 1999, il a été mis en demeure par l'Inspection du Travail puis contraint de fermer un jour par semaine.