Bordeaux: Et si les Girondins étaient finalement à vendre?

FOOTBALL Nicolas De Tavernost a reconnu que le club des Girondins n'était pas «indispensable» au fonctionnement de M6...

M.N.

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Nicolas de Tavernost sur RTL le mercredi 30 juillet 2014.
Nicolas de Tavernost sur RTL le mercredi 30 juillet 2014. — Capture d'écran / 20 Minutes

Vendront ou vendront pas? C'est la question qui revient inlassablement au sujet de l'avenir de M6 chez les Girondins de Bordeaux. «Cela fait 15 ans que M6 est arrivé au club et 15 ans que l'on entend des rumeurs de rachat», a récemment botté en touche le président, Jean-Louis Triaud. Pourtant, la question semble sérieusement se poser en interne, comme le rapporte ce dimanche le Journal du Dimanche.

«Cela fait deux ans que Tavernost essaie de vendre», assure une source proche de la mairie de Bordeaux. «S'il a une bonne offre, il n'hésitera pas, confirme une relation d'affaires du dirigeant, toujours cité par le JDD. Le bon candidat pourrait être chinois, intéressé par le foot et le rayonnement de Bordeaux dans le monde.»

«Je souhaite que les Girondins s’auto suffisent»

Interrogé, le président directoire de M6, Nicolas De Tavernost, a laissé planer un doute sans pour autant être catégorique au sujet de l’avenir de la chaîne publique à la tête du club girondin.

«Bordeaux, qui représente 5% de nos activités, n'est aujourd'hui pas indispensable au fonctionnement de M6. Il faut serrer les dents, concède-t-il. Mais on va remettre le club à l'endroit d'ici une saison et demie grâce aux recettes du nouveau stade et aux prochains droits TV qui prévoient une augmentation de 20% à performance équivalente. Je souhaite que les Girondins s'auto suffisent.»

«On laisse la porte ouverte»

Le vieux serpent de mer ressurgit. Et si rien d’officiel n’a encore été annoncé par M6 ou par les Girondins à ce sujet, le manque de fermeté des dirigeants au sujet d’une éventuelle revente laisse clairement entendre que l’arrivée d’un investisseur fiable serait vue d’un bon œil.

«Si on trouve quelqu'un capable d'aller défier le PSG et les Qataris, on ne serait pas idiots non plus, insiste De Tavernost. On n'est pas opposé à un projet de reprise solide qui n'abîmerait pas le travail accompli, notamment pour la formation et le nouveau stade (inauguré en mai lors de la dernière journée du championnat). Il n'est pas question de céder le club pour un projet aléatoire, pas sérieux ou sans ambition. On laisse la porte ouverte mais il n'y a actuellement rien sur la table.»