Landes: l'UMP lance une pétition en faveur du boulanger qui veut ouvrir sept jours sur sept

TRAVAIL Nathalie Kosciusko-Morizet, à l'origine de cette démarche, demande à ce qu'on laisse Stéphane Cazenave travailler librement...

M.B. avec AFP

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Illustration d'une boulangerie.
Illustration d'une boulangerie. — MEUNIER AURELIEN/SIPA

L'UMP lance une pétition en faveur du boulanger landais contraint de fermer un jour par semaine, a annoncé jeudi à l'AFP l'initiatrice de cette pétition, Nathalie Kosciusko-Morizet, qui a dit avoir obtenu l'aval de l'intéressé.

«J'ai appelé ce matin le boulanger landais Stéphane Cazenave ainsi que le président de son collectif de soutien, Stéphane Moreau», a indiqué à l'AFP la vice-présidente déléguée de l'UMP. «Cette pétition est prête depuis hier soir» mais elle a «voulu en parler à l'intéressé, qui s'est dit très heureux de notre démarche.»

«Une décision en décalage avec les attentes des Français»

Selon le texte intitulé «Laissez Stéphane Cazenave travailler librement!» et publié sur la plateforme en ligne Change.org, «cette injonction de fermeture administrative apparaît non seulement injuste au regard de sa volonté de travailler mais également en total décalage avec les attentes des Français qui croient en la valeur travail, à la récompense de l'effort et à l'emploi local.»

Mardi, l'ancien Premier ministre (UMP), François Fillon, avait déjà apporté sur son blog «tout son soutien» à l'artisan. Mercredi, le président du MoDem, François Bayrou, a lui aussi défendu Stéphane Cazenave. Le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, a regretté une «utilisation politicienne» du cas du boulanger.

Stéphane Cazenave, un boulanger de Saint-Paul-lès-Dax (Landes) a été contraint, après une mise en demeure de l'Inspection du travail avec risque de saisie du tribunal administratif, de respecter l'obligation de fermer un jour par semaine. La confédération des boulangers a réitéré mercredi son attachement au jour de fermeture hebdomadaire.