Bordeaux: Les cinq raisons d’être optimistes pour la fin de saison des Girondins

FOOTBALL Relancé par sa victoire à Evian, Bordeaux peut encore espérer se qualifier pour la Coupe d’Europe...

Marc Nouaux
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Les Girondins fêtent un but à Toulouse, en 16es de finale de Coupe de la Ligue, le 28 octobre 2014.
Les Girondins fêtent un but à Toulouse, en 16es de finale de Coupe de la Ligue, le 28 octobre 2014. — SIPA

Saint-Etienne, Monaco, Montpellier ou encore Lille seront les concurrents de Bordeaux dans la course à l’Europe. On a trouvé cinq raisons de rendre optimistes les Girondins par rapport aux autres clubs.

Un bel effectif

Retours de blessure, fin de la CAN, mercato prometteur… Bordeaux retrouve un certain élan sur le plan de l’effectif. Après avoir «bricolé» pendant plusieurs semaines, Sagnol voit une certaine concurrence se mettre en place. Ainsi, Sertic, Touré Maurice-Belay et Rolan étaient sur le banc à Evian samedi dernier. «Il faudra gagner sa place à l’entraînement», a annoncé le coach bordelais. Une émulation nouvelle qui ne peut être que bénéfique pour des joueurs qui ont tendance à  être «trop dans un fauteuil», selon le capitaine, Lamine Sané.

Sous pression, Bordeaux est meilleur

«Nous voulons être européens en fin de saison, a rappelé à Sud Ouest il y a deux semaines, Nicolas De Tavernost, le président du directoire de M6, propriétaire des Girondins. Nous avons une équipe qui est taillée pour l’être. Notre place, ce n’est pas être dixième mais dans les cinq ou six premiers.» Rarement, le «boss» de Bordeaux monte le ton en termes d’objectif. Mais l’investissement qu’il a consenti lors du mercato lui permet d’exiger un retour. D’ordinaire épargné par la pression, Bordeaux va devoir assumer des objectifs. Une obligation de résultats qui pourrait permettre à cet effectif de se révéler et de se sortir du confort dans lequel il s’est habitué à rester.

Un classement resserré

Avant de recevoir Saint-Etienne, dimanche à 14h, Bordeaux est revenu à quatre points de la quatrième place. Cette rencontre revêt donc une importance capitale. En cas de succès, Bordeaux serait à nouveau dans le bon wagon tandis qu’une défaite à domicile scellerait presque définitivement son sort dans cette course au Top 4. Autre motif d’encouragement, ces dernières saisons, Saint-Etienne réussit plutôt bien à Bordeaux lors des confrontations directes pour les accessits européens.

Une concurrence abordable

Monaco est encore en lice en Ligue des Champions et en Coupe de France. Avec un effectif quantitativement limité, l’ASM devrait perdre des plumes en Ligue 1. Saint-Etienne, dont l’attaque n’est pas flamboyante (27 buts en 24 matchs) a souvent tendance à craquer en fin de championnat. Lille est un peu en retard et peine à exister offensivement tandis que Montpellier, dont l’effectif n’est pas supérieur à Bordeaux, fait preuve d’une irrégularité chronique depuis le début de saison. Et en termes de calendrier, avantage Bordeaux, qui va recevoir Saint-Etienne, Montpellier, Marseille et le PSG et qui n’a plus que Lille et Lyon à ranger dans la case «déplacement périlleux».

Parce que le match d’inauguration du Nouveau stade ne peut se disputer sans enjeu

C’est inconcevable de se dire que le Bordeaux-Montpellier du 23 mai prochain sera dénué d’enjeu. Impossible d’imaginer que ce match, qui représentera la grande fête du sport à Bordeaux au printemps, ne soit qu’une sorte de match de pré-vacances. Il convient donc de rester optimiste et de souhaiter que Bordeaux intègre la dernière ligne droite du championnat en pleine bataille pour l’Europe.