Bordeaux: Des repreneurs privés intéressés par le zoo de Pessac

ECONOMIE Le maire de Pessac veut se désengager du parc pour se concentrer sur les compétences propres aux communes...

Elsa Provenzano

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A Bordeaux, le 21 octobre 2014, les quatre tigrons blancs du zoo de Pessac explorent leur enclos.
A Bordeaux, le 21 octobre 2014, les quatre tigrons blancs du zoo de Pessac explorent leur enclos. — E.Provenzano / 20 minutes

Les discussions avec les repreneurs potentiels du zoo de Bordeaux-Pessac sont bien avancées a annoncé, jeudi, le maire de Pessac Franck Raynal, lors d'une rencontre organisée au club de la presse. Géré en délégation de service publique, via la société d’économie mixte locale, le zoo va passer entre les mains d'un repreneur privé. 

Save, «une aventure hasardeuse»

«Notre objectif n'a jamais été de tuer le zoo mais de mettre un terme à une aventure hasardeuse», a expliqué Franck Raynal, pour expliquer son abandon du projet de parc animalier SAVE. La société d’économie mixte locale a reculé sur le projet, qui prévoyait de multiplier par quatre la surface actuelle du parc. «Le zoo a été rentable en 2014 mais ce n'est pas parce qu'une PME marche bien qu'on peut en faire une multinationale», a souligné le maire, qui estime que ce type d'infrastructure ne relève pas de la compétence de la ville. Le nouveau propriétaire des lieux devrait être annoncé avant cet été.

En 2008, la CUB, Pessac et Mérignac ont racheté le zoo pour 2,6 millions d'euros à Stéphane Da Cunha. Une somme bien supérieure à celle à laquelle l'avait acquis quatre ans auparavant l'ancien propriétaire, soit  50 000 euros. Les élus favorables à l'achat [ce qui n'était déjà pas le cas de Franck Raynal alors conseiller municipal] avancent l'argument selon lequel cet argent sera réinvesti dans le zoo, mais ce ne sera finalement jamais le cas.

Un lien avec la forêt du Bourgailh?

Aujourd'hui,  on compte trois repreneurs intéressés avec lesquels la municipalité est en discussion, notamment sur le prix. «Je ne pense pas que nous en retirerons ce qu'on y avait mis», déplore l'élu.  Il estime à 7 millions d'euros l'économie réalisée par la ville sur deux ans, avec l'abandon de ce projet SAVE qui devait voir le jour en 2017. Le maire a l'intention, dans un contexte budgétaire contraint, de se concentrer sur le coeur des compétences de la ville.

Son équipe travaille sur un projet pour le site de la forêt du Bourgailh, comprenant un parcours santé et des aménagements sportifs. Et, il est envisagé que cette zone soit mise en lien avec le zoo.