Bordeaux: Face au PSG version Qatar, les Girondins ne font qu'illusion et perdent à la fin

FOOTBALL Les Girondins, qui vont au Parc des Princes en Coupe de France, mercredi soir, n’ont plus battu le PSG depuis le mois de mai 2011…

Marc Nouaux
— 
Le Girondin Nicolas Pallois (à d.) a eu du mal à arrêter Javier Pastore et les Parisiens lors du PSG-Bordeaux joué le 25 octobre 2014.
Le Girondin Nicolas Pallois (à d.) a eu du mal à arrêter Javier Pastore et les Parisiens lors du PSG-Bordeaux joué le 25 octobre 2014. — J.E.E/SIPA

Le PSG est un épouvantail pour la Ligue 1 depuis l’arrivée des Qataris. Mais s’il y a une équipe qui le craint plus que les autres, c’est bien Bordeaux, qui se dresse sur la route de l’ogre parisien mercredi à 21h en 16es de finale de Coupe de France. Le bilan comptable est sans appel: Face au champion de France en titre, les Girondins restent sur six défaites consécutives (2 buts inscrits pour 13 encaissés), plus mauvaise série en cours à égalité avec l’OM.

Seul Toulouse fait pire que Bordeaux face à Paris

Si l’on compare le bilan des onze clubs présents en Ligue 1 chaque année depuis 2011 et l’arrivée de QSI à la tête du PSG, Bordeaux est l’équipe qui a le moins inquiété Paris, juste devant Toulouse. Un nul et sept défaites en huit confrontations pour Toulouse, trois nuls et six défaites en neuf matchs pour Bordeaux, seule équipe avec ses voisins du TFC à ne jamais avoir battu Paris depuis 2011.

«C’est une grosse frustration, admet Cédric Carrasso, le gardien de but. Tout simplement parce que l’on n’a pas utilisé les bonnes armes. Ces dernières années, les matchs contre eux, j’ai trouvé qu’on les avait trop respectés, trop laissé le ballon, on a été trop gentil… C’est une sensation qui me dérange. Tu mets un coup ou un "tampon" à Thiago Silva qui se roule par terre et toi tu as peur, tu vas le lever en lui disant "excuse-moi"… c’est un joueur comme un autre. J’ai l’impression qu’il y a un peu trop de respect de la part de mon équipe.»

«Ça a basculé au trophée des champions en 2013»

Pour enfin parvenir à gêner le PSG et réaliser l’exploit de se qualifier au Parc des Princes, il faudra s’inspirer de ce qu’on fait Bastia ou Guingamp ces dernières semaines. De l’intensité et une véritable envie de saisir sa chance à fond en proposant des duels aux Champions de France.

«Ça a basculé le jour où on a fait le trophée des champions [en août 2013, lorsque Bordeaux a mené 1-0 avant de s’incliner 2-1], estime Carrasso. Jusque-là, ça allait. Au trophée des Champions, on les a mis en difficultés, on perd sur la fin. Depuis ce jour-là, on dirait qu’il y a un certain complexe. Ils ont de très bons joueurs, c’est une très bonne équipe. Mais gagner un match contre une équipe comme-ça, c’est faisable.»

«Zlatan, c’est le meilleur, il faut le respecter et il faut aussi lui rentrer dedans»

Une analyse que Willy Sagnol, qui n’a connu qu’un affrontement contre Paris (défaite 3-0) en tant que coach, ne peut que partager. Le coach girondin pointe aussi du doigt la trop grande gentillesse de ses joueurs, notamment au sujet de Zlatan qu’il considère comme «le meilleur joueur du championnat de France. C’est quelqu’un qu’il faut respecter car c’est un grand footballeur capable de faire des choses que très peu savent faire. Il faut le respecter mais ça n’empêche pas que l’on puisse lui rentrer dedans aussi.»

Un entraîneur ambitieux qui espère que ses joueurs le soient tout autant et qu’ils n’aient pas peur de leur adversaire. «Pour les battre, il faut s’en donner les moyens. On ne peut gagner qu’en ayant un état d’esprit extrêmement positif et prêt à se donner à 100%.» On espère donc que les Girondins livreront un vrai match de Coupe, mercredi soir. Au moins pour le suspens.