Petits comités à court de grandes salles

PRESIDENTIELLE Un bar comme lieu de réunion hebdomadaire, faute de salle municipale. Le comité de soutien...

Marion Guillot

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Un bar comme lieu de réunion hebdomadaire, faute de salle municipale. Le comité de soutien mérignacais à Olivier Besancenot, candidat de la LCR à la présidentielle, organise aujourd'hui un rassemblement devant la mairie de Mérignac (PS). Il proteste contre le manque de salles mises à la disposition des partis politiques, à cinq jours du premier tour de l'élection. A cette occasion, les militants remettront une pétition de 150 signatures au maire. « Nous avons dû faire le forcing pour obtenir une salle, où nous avons organisé notre unique réunion hier soir », témoigne un représentant du comité, Olivier Thomas. Une situation qui « crée des inégalités, car les gros partis ont les moyens de se payer un local, alors que les plus petits sont, eux, contraints de quémander un lieu ».A Bordeaux, les règles sont plus équitables. « Dès que les candidats sont déclarés, leurs représentants locaux sont invités à la mairie, où s'effectue la répartition », précise Françoise Massie, la conseillère municipale UMP à l'Etat civil. Organisé le 3 avril dernier, le partage a permis de donner satisfaction à la plupart des comités de soutien. « Et lorsqu'il y a compétition pour une même date, on tire au sort ! Le Parti socialiste a même remporté deux tirages au sort contre l'UMP pour la salle de l'Athénée municipale », glisse-t-elle, afin de souligner l'impartialité de la procédure. Pour les absents lors de cette réunion du 3 avril, l'organisation sera forcément plus compliquée, « car la plupart des salles sont attribuées à cette occasion ».

réservé Le représentant du comité de soutien à José Bové regrette de n'avoir pu obtenir ni l'Athénée, ni la salle du Grand Parc réservée par les militants du Parti communiste.